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Notre classe

Nos vies, pas leurs profits

Un chirurgien de l’hôpital Avicenne s’est suicidé en se jetant par la fenêtre

Victime des politiques d'austérité. Selon une infirmière, « son geste est dû à la pression que nous subissons tous dans notre travail, infirmières comme médecin. »

lundi 4 février

Illustration. LP/Claire Guedon

Ce dimanche à Bobigny, un chirurgien, âgé d’une cinquantaine d’années, se serait défenestré du haut du 5è étage. Selon une infirmière, « tout le monde est très choqué et pense que son geste est dû à la pression que nous subissons tous dans notre travail, infirmières comme médecin. »

La dégradation des conditions de travail et l’austérité qui ravagent les services publics ont des conséquences dramatiques. D’autant que l’hôpital d’Avicennes n’en est pas à sa première alerte. Déjà fin novembre, les infirmiers du bloc opératoire, chargés d’assister les chirurgiens dans leur travail, s’étaient mis en grève pour dénoncer un sous-effectif chronique.

Comme le rapportait le Parisien : « Les infirmiers dénoncent une situation de sous-effectif. Le service exige 28 salariés à temps plein. Ils ne sont que 24. "Sauf que nous avons trois arrêts maladie longue durée, un poste non pourvu et deux nouveaux arrivants qui ne sont pas formés, détaille Michel. En réalité, nous sommes que 18 ! Il faut des recrutements, de l’investissement. C’est indispensable... La qualité du bloc, le seul de l’AP-HP à être pluridisciplinaire, reconnu pour son excellence, est moindre, se désole Pascal. Et un climat de violence verbale s’installe entre les chirurgiens et nous. Tout le monde est tendu". »

La politique d’austérité et de sous-investissement menée d’une main de fer par Macron, et ce malgré sa tentative d’enfumage minable d’un « Plan Santé », révèle, avec ce suicide l’ampleur du désastre, et vient rappeler le coût humain terrible de politiques d’austérité qui broient des vies pour du profit.




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