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Précarité Etudiante

Une enquête alerte sur les fermetures de Crous : une attaque de plus contre les étudiants précaires

Fermeture de sites, augmentation des prix, insalubrité des établissements : une enquête réalisée par StreetPress fait état de nombreuses difficultés dans les restaurants universitaires (Crous). Une dégradation du service public qui touche durement les étudiants, confrontés à une précarité grandissante dans un contexte d'inflation.

Noah Rapa

7 octobre 2022

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Dans une enquête sortie ce jeudi 6 octobre, le média en ligne StreetPress, alerte sur la situation dégradée des restaurants universitaires, marquée par de nombreuses fermetures d’établissements. C’est notamment le cas en Bretagne où 5 restaurants du Centre régional des œuvres universitaires et scolaires (Crous) ont fermé. Le média rapporte également que dans de nombreux sites universitaires en marge des grands campus (notamment les IUT et BTS) les Crous sont absents : les étudiants confrontés à cette situation doivent alors débourser des prix plus élevés, dans un contexte d’importante précarité étudiante, encore aggravée par l’inflation.

Alors qu’un article publié dans nos colonnes l’année dernière présentait une situation similaire à l’IUT de Montreuil de Paris 8, l’article de StreetPress permet de prendre la mesure de la généralisation du phénomène.

Aux fermetures s’ajoutent ainsi des hausses de prix, les Crous vendant parfois des plats plus chers que ceux vendus en grandes surfaces. Dans d’autre cas, le pain a été rendu payant, ou bien les portions ont été considérablement réduites. Certains restaurants sont même remplacés par des prestataires privés, dont les repas peuvent coûter jusqu’au double du prix initial proposé par le Crous. Si face à cette situation la plupart des étudiants ramène leur propre repas à la fac, certains sont contraints de sauter des repas. En ce sens, l’article relaie les données de l’association Cop1, qui distribue des paniers alimentaires aux étudiants, laquelle estime qu’un bénéficiaire sur trois ne prend qu’un repas par jour, et 85% en ont déjà sauté un par manque d’argent.

Ces événements s’inscrivent en effet dans un contexte où la précarité étudiante ne cesse de croître. D’après l’Unef, le coût de la vie étudiant a ainsi augmenté de 6,47 % cette année, notamment en raison d’une [inflation record qui touche avant tout les produits de première nécessité. Le prix des pâtes par exemple a augmenté de 15 %. Dès lors, la fermeture des Crous, encore constatée à Bordeaux il y a quelques semaines, constitue un coup important contre les étudiants.

Aussi, face à la précarité étudiante et la hausse des prix de l’alimentation mais aussi de l’énergie, nous nous battons depuis notre collectif étudiant Le Poing Levé pour un programme à la hauteur de la situation. L’ampleur de la précarité impose en effet la création d’un revenu étudiant à hauteur du SMIC pour permettre à tous les jeunes de se nourrir convenablement, et de ne plus devoir travailler pour payer leurs études. De même, alors que nombres d’étudiants souffrent de logements mal isolés et de la hausse des prix de l’énergie, l’expropriation des grands groupes de l’énergie est une nécessité pour garantir un accès à tous à l’énergie.


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