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Politique

Violences policières

Une hausse de 200% des tir de LBD et de grenades en 2018, une répression sans limite

La cheffe de l’IGPN a rendu son rapport annuel. Alors qu’elle réfute le terme violence policière, on apprend dans ce rapport que les tirs de LBD et de grenades de désencerclement ont connu une hausse de 200 % en 2018.

vendredi 14 juin

Crédit photo : Pascal Bonniere / VDNPQR

Selon un rapport de l’Inspection Générale de la Police Nationale (IGPN), l’usage des lanceurs de balles de défense et grenades de désencerclement ont augmenté de plus de 200% en 2018. C’est entre novembre et décembre que plus d’un tiers de ces tirs ont eu lieu. C’est à dire lors du mouvement des Gilets Jaunes. Pour la grenade de désencerclement qui a connu une hausse de 296% les manifestations comptabilisent 72% de ces augmentations.

Cette hausse inédite due aux manifestations des Gilets Jaunes mais aussi au durcissement de la répression dans les quartiers populaires, confirme la répression inédite dont a fait preuve le gouvernement face à l’opposition politique. Lors de ce mouvement, plus de 20 personnes ont été éborgnées, de nombreuses ont été amputées, et Zineb Redouanne a été tuée. Malgré toutes les vidéos, photos, témoignages, la directrice de l’IGPN se refuse totalement de parler de violences policières, dans un service qu’elle revendique indépendant.

Le Ministère de l’Intérieur vient de passer de nouvelles commandes massives : 10 000 grenades de désencerclement par an, qui s’ajoutent aux centaines de lanceurs de balles de défense (LBD) achetées en fin d’année dernière. Mais aussi 25 millions de cartouches de fusils d’assaut pour les quatre prochaines années. Le gouvernement semble se préparer à d’autres mouvements de contestations d’ampleur et à les réprimer avec autant de férocité que celui des Gilets Jaunes.




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