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Jeunesse

Violence policière

Une lycéenne plaquée au sol, menottée et interpellée lors d’un blocus au lycée Mozart (93)

Ce matin, au lycée Mozart à Blanc-Mesnil, la police a violemment réprimé un blocage organisé par des lycéens. Fouilles, plaquages, et interpellation : la direction de l'établissement a laissé les policiers rentrer dans l'établissement. Les enseignants apportent leur soutien aux élèves mobilisés.

mercredi 10 février

Ce mercredi 10 février au matin le lycée Mozart, à Blanc-Mesnil en région parisienne était bloqué par les lycéens. La réponse de la direction du lycée a été d’appeler les forces de l’ordre qui ont réprimé violemment la mobilisation. « Les policiers ont dégagé les poubelles, bousculé les élèves à plusieurs reprises, tandis que la direction filmait ces derniers » c’est ainsi que témoignent les enseignants dans un communiqué publié le 10 février 2021. Les élèves ont également été fouillés et palpés.

Mais les policiers ne se sont pas arrêtés là puisqu’ils sont rentrés au sein de l’établissement scolaire pour y interpeller dans une grande violence une lycéenne mobilisée. Dans le même communiqué les professeurs dépeignent la scène par ces mots : «  une élève a fini par être entraînée dans le hall du lycée pour y être plaquée au sol par quatre agent.e.s, menottée et interpellée ». La scène a été filmé et témoigne de la violence du plaquage.

Ces images de violence policière devant -et maintenant dans- les établissements scolaires sont malheureusement loin d’être nouvelles et font écho à celles de novembre dernier où plusieurs lycéens ont été violemment réprimés et interpellés au lycée Paul Eluard à Saint-Denis ou encore au lycée Colbert à Paris. Alors que la colère gronde dans la jeunesse étudiante, cette répression extrêmement violente montre une fois de plus la crainte que le gouvernement a de voir la jeunesse dans son ensemble se mobiliser.

Les professeurs réunis en assemblée générale ont dénoncé la décision de la direction du lycée d’appeler et de faire entrer les forces de l’ordre au sein du lycée, ils concluent ainsi le communiqué : « Nous nous opposons à la répression des élèves qui font le choix d’exprimer leur mécontentement ». Alors que la lycéenne interpellée sera convoquée au commissariat, il est nécessaire d’être solidaire et de dénoncer fermement cette violente répression.




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