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Politique

Une personne sur deux entend braver le confinement : nouveau casse tête pour le gouvernement

Alors que la question du « pari manqué » de Macron fait la une de l’actualité, c'est une autre épine dans le pied du président qui est sorti : selon un dernier sondage, près d’une personne concernée par le confinement sur deux entend braver les mesures mises en place.

vendredi 19 mars

Crédits photo : STEPHANE MAHE/AFP

On le sait, le reconfinement pour un mois, sur 16 départements montre l’échec sur toute la ligne de la stratégie de Macron. En effet, en début d’année, le président français avait fait le pari de ne pas reconfiner, avec la stratégie du couvre-feu et du tout-vaccin, allant même à l’encontre des avis scientifiques. Un pari manqué donc, avec une situation sanitaire aujourd’hui dramatique et des hôpitaux au bord de la saturation, en particulier dans les départements reconfinés.

Mais aujourd’hui, c’est une nouvelle épine dans le pied du gouvernement qui s’annonce. En effet, selon un sondage Odoxa Backbone Consulting pour France Info et le Figaro, 47 % des habitants des 16 départements concernés par le confinement entendent ne pas le respecter ! Un taux qui monte à deux personne sur trois chez les jeunes. Plus encore, 56 % des personnes interrogées estiment que les restrictions sont « trop contraignantes » et 53 % « inefficace ». Enfin, 59 % des sondés sont hostiles à la fermeture des commerces « non-essentiels » et 55 % défavorables au retour des attestations de sortie.

Un retournement de l’opinion publique clair, alors que jusqu’à présent les mesures de confinement étaient majoritairement acceptées par la population. Bien sur, il s’agit principalement d’une forme de lassitude qui s’exprime, alors que [le gouvernement enchaîne les fiascos depuis un an, et une rupture de consentement qui traduit une rupture de confiance envers le gouvernement pour gérer la situation sanitaire.

Dans ce contexte, Macron cherche à limiter la casse, et se réfugie dans une rhétorique qui ne trompe personne. Pour le président, il n’est donc pas question de confinement mais de « mesure de freinage ». Une gymnastique sur les mots qui témoignent de la tension qui règne au niveau de l’executif et la crainte du contre-coup politique, à un an des présidentielles.

Ce qui est sur, c’est qui faudra plus que des pirouettes réthoriques pour faire oublier l’échec du pari macronien de début 2021. En soi, c’est bien le spectre d’une crise politique qui pointe le bout de son nez pour le chef de l’État, dans le cas où son option de « dernière extrémité », pour reprendre les mots de Castex, se retrouve significativement rejeté par la population.




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