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Jeunesse

Sélection à l'université

Université de Nancy : « Si votre tête ne revient pas au recruteur, vous ne serez pas recruté(e) »

« Si le jury, n'a pas envie de le recruter, tout simplement, la candidature est rejeté ». L'arbitraire, le mépris, la violence du message de sélection de la fac de droit de Nancy a choqué énormément sur les réseaux sociaux, il s'agit des conditions de candidatures d'entrée en Master 2 en contrat public rédigées par le directeur du Master et le doyen Fabrice Gartner.

vendredi 21 juin

On y découvre un système totalement arbitraire, où le jury est tout puissant, acceptant a la tête du candidat et pouvant donc permettre toute forme de discrimination. Ils n’ont aucun compte à rendre ils ne doivent pas expliquer, argumenter sur un hypothétique refus. « Si vous postulez pour une place et que votre tête ne reviens pas au recruteur, vous ne serez pas recruté(e) » : un système universitaire par le haut, des candidats qui ont déjà fais 4 ans de droit, qui ont validé leur années, peuvent ne même pas connaitre les raisons de leur refus, dont le jury est composé de professeurs se laissent aller a des jugements subjectifs.

S’en suivent des propos remplis de mépris pour les étudiants : « Si le candidat apparaît insuffisamment motivé, s’il a déposé la candidature pour la forme, pour rester près de papa et maman, ou de sa petite copine ou petit copain ». Le directeur du master poursuit dans la déshumanisation de ses critère de sélections, dans une violence de plus en plus présente : « Le jury ne recrute pas les étudiants avec qui il n’a pas envie de passer une année ». Puis compare cela au monde du travail, qu’il dit humain, après avoir autant méprisé et jugé arbitrairement les candidats. On y retrouve bien là le système de ce qu’il nomme « le vrai monde » de l’entreprise qui utilise les mêmes méthodes, qui méprise les employés, qui juge les postulants d’emploi. Testant les candidats sur des critères inutile comme sa capacité d’attente qui serais pour lui « un excellent révélateur de sa motivation » forçant les étudiants à attendre toute la journée la fin de la série d’audition pour avoir les résultats car aucun mail ou courriel n’est envoyé, démontrant encore plus le ridicule des critères de sélection.

Faisant encore preuve de mépris pour les étudiants, il est impossible de prévenir le jury de son retard ou absence le jour d’audition peu importe les critères, peu importe les raisons de son absence car pour le directeur de master tout motif serait un « prétexte fallacieux », comme si les étudiants n’avaient aucune obligation et ne seraient que des enfants capricieux incapable de mesurer l’importance des choses.

« Les propos sont cash, mais ils révèlent le respect que nous avons pour nos candidats, On ne leur ment pas » a déclaré le directeur Fabrice Gartner, on peut donc de poser la question de combien de faculté utilisent les mêmes critères, de combien d’étudiants n’ont pas eu le master, la licence, le doctorat qu’ils auraient voulus faire pour des raisons aussi fallacieuse, arbitraire et discriminatoire.
Derrière ces méthodes, il y a un système, celui de la sélection à l’université, introduite en master par François Hollande et généralisé par Macron à l’entrée en licence. Une mesure injuste contre laquelle l’ensemble des étudiants doivent se battre.