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Violences policières

VIDÉO. À Étampes, la police gaze à bout portant et frappe un groupe de jeunes

Ce dimanche 11 avril, en fin d’après-midi dans le quartier Guinette dans le 91, un groupe de jeunes est pris à partie par la police. Cette intervention violente a notamment entraîné l'hospitalisation de l'un d'entre eux. Un exemple de plus de la gestion répressive de la crise par le gouvernement et sa police dans les quartiers populaires.

mardi 13 avril

Shahin Hazamy, journaliste et activiste indépendant, publie sur son compte Instagram le 11 avril une vidéo d’une trentaine de secondes, dans laquelle on voit deux policiers à moto s’arrêter et prendre pour cible un groupe de jeunes alors qu’ils sont en train de discuter Tandis que l’un deux attrape violemment un jeune homme, son collègue gaze à bout portant le reste du groupe. S’en suit une série de coups de pieds, de coups de poings ainsi que de coups de boucliers anti-émeute.

Shadin Hazamy rapporte « Cet acte fait suite à un match de foot organisé par des jeunes du quartier, où les policiers auraient lancé du gaz lacrymogène sur le terrain de foot. Dès lors, les jeunes se sont révoltés contre les policiers et ces derniers ont appelé des renforts pour tabasser les jeunes ». Le bilan de cette nouvelle répression policière est lourd : un des jeunes est actuellement hospitalisé suite à de multiples blessures. Un second a été interpellé.

Cette vidéo réaffirme le caractère systémique et systématique des violences policières : une police brutalisant et humiliant les habitants des quartiers populaires. Cet aspect de la gestion répressive de la crise sanitaire par l’État dans les quartiers contraste avec l’impunité bourgeoise qui se trouve au coeur de l’actualité. En effet, Pierre Jean Chalençon, collectionneur accusé d’avoir organisé des dîners clandestins au Palais Vivienne et interrogé sur BFMTV samedi 10 avril 2021, au lendemain de sa sortie de garde à vue, n’a pas hésité à provoquer : « Je remercie la police d’avoir été au top », avant d’ajouter qu’il a eu à faire « à des gens délicieux ». Il faut souligner le rôle de l’institution policière et son caractère raciste : le gouvernement ne cesse de leur octroyer des droits et des moyens (dont la gratuité des trains), ce qui leur permet de perpétuer et d’accentuer la répression des populations en première ligne de la crise.




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