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Racisme et violences d’Etat

VIOLENCES POLICIERES

VIDEO. Au Bourget, la police asperge de gaz un sans-abri puis prend la fuite

Une vidéo publiée sur les réseaux sociaux cet après-midi montre une voiture de police faire marche arrière pour se mettre à la hauteur d’un homme, l’asperger de gaz lacrymogène et repartir en vitesse. Un nouveau témoignage de la violence de la police.

vendredi 15 juillet

Crédits photos : Capture d’écran vidéo Twitter

Une vidéo publiée sur les réseaux sociaux cet après-midi suscite l’indignation de nombreux internautes. Et pour cause, on y voit une voiture de police faire marche arrière pour se mettre à la hauteur d’un homme, l’asperger de gaz lacrymogène et repartir dans la foulée. L’homme est laissé seul sur le trottoir à gémir de douleur.

Selon la cellule de vérification des images de France TV, les faits se sont déroulés dans la nuit du 14 au 15 juillet à Paris. Le témoin, qui a filmé la scène, explique que l’homme serait un sans-abri « souffrant probablement de problèmes psychologiques » qui « jetait des objets sur les passants ». L’un des passants aurait alors averti la police, qui est arrivée, a aspergé l’homme de gaz lacrymogène, et est immédiatement repartie. Le témoin raconte donc qu’il est lui-même allé porter secours au sans-abri « voyant qu’ils [la police] ne revenaient pas ».

Depuis, nombreux sont ceux qui interpellent les membres du gouvernement et dénoncent la violence de la police : « les flics sont en roue libre » note un internaute, tandis qu’un autre ironise « ne vous inquiétez pas, c’est français, c’est la police française... »

Dans l’après-midi, la préfecture de police a réagi sur son Twitter en annonçant qu’elle avait saisi l’IGPN pour une enquête sur les faits, et que « les fonctionnaires une fois identifiés feront l’objet d’une suspension ». Cette maigre tentative de répondre au sentiment d’impunité dénoncé ne sera probablement qu’un coup d’épée dans l’eau, l’IGPN étant une institution connue pour blanchir les forces de répression.

Alors que les violences et les crimes policiers se multiplient, le gouvernement Macron II continue d’arroser les policiers avec de nouveaux moyens, et leur promettait ainsi la création de 200 nouvelles brigades et le doublement de la présence de policiers sur la voie publique sur dix ans en juin dernier. De quoi renforcer encore plus la violence de la police, qu’il est essentiel de dénoncer et de combattre.



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