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Politique

Où étaient donc les médias ?

VIDEO. Acte 14 : quand une voiture fonçait pour tuer des Gilets jaunes, 4 blessés

A l’heure où le gouvernement et les médias mènent une offensive sans précédent contre le mouvement des Gilets Jaunes, on n'a pourtant que très peu entendu parler de cette scène lors de l'acte 14 à Rouen. Nous relayons cette vidéo que les grands médias n'ont évidemment pas fait circuler.

mardi 19 février

Photo : Capture d’écran Twitter

La totalité de la scène :

Les compilations des différentes vidéos :

A Rouen sur l’avenue du Mont Riboudet un conducteur a foncé sur la foule des Gilets jaunes qui manifestaient dans la ville vers 16h30. Quatre Gilets jaunes ont été blessés, dont un à la tête. Ils ont été pris en charge par les street-medics avant que les pompiers arrivent.

Cet évènement n’est pas isolé, en effet ce type de violences contre les Gilets jaunes sont survenus à de nombreuses reprises depuis le début du mouvement. Le 17 novembre déjà, au cours de l’acte 1 une manifestante était décédée après avoir été percutée par une voiture. Le 20 décembre de même, le porte parole des Gilets jaunes de Villeneuve-sur-Lot est mort, lui aussi reversé par un automobiliste. En tout ce sont au moins dix personnes qui sont mortes depuis le début du mouvement.

Depuis l’accident, comme souvent la réaction médiatique à ce tragique accident est particulièrement nauséabonde. Les médias ne se privent pas pour justifier ces violences d’agiter la version policière, selon laquelle la voiture aurait été attaquée par une horde de Gilets jaunes. On peut ainsi lire dans l’article de BFM TV, que « de source policière » « à bord de la voiture se trouvaient un homme, une femme et leur bébé. Ils ont pris peur quand des individus sont montés sur leur capot et leur ont jeté des projectiles. L’homme au volant a alors accéléré pour se dégager de la foule. » et a quitté les lieux « de peur de se faire lyncher ».

Ces réactions donnent idée du sentiment d’impunité qui peut animer les auteurs de ces violences contre les Gilets jaunes. De même en décembre, après la mort d’un manifestant, Christophe Castaner était même allé jusqu’à expliquer que la faute en revenait aux Gilets jaunes eux-mêmes.. Le discours du gouvernement et des grands médias, qui vise à présenter les gilets jaunes comme des « casseurs » ultra-violents ou des « groupuscules d’ultra-droite », amplifie et légitime cette extrême violence de la part des anti-gilets jaune, dans un contexte de polarisation importante.




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