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Monde

Xénophobie en Saxe. La foule applaudit un incendie criminel contre un centre de réfugiés

[VIDEO] Allemagne. Encouragé par des militants d’extrême droite, un policier brutalise un enfant réfugié pour le sortir du bus

Y Lesage « Répugnant », « ignoble », un « acte de haine » qui en rappelle d’autres. Il n’y a pas de mots à la hauteur de l’horreur pour qualifier ce qu’il s’est passé à Bautzen dans la Saxe, situé à l’Est du pays, dans la nuit du 20 au 21 février. Un incendie dont tout porte à croire qu’il a des origines criminelles a été déclenché sur un ancien hôtel, reconverti depuis peu en centre d’hébergement destiné à l’accueil des réfugiés.

lundi 22 février 2016

La répétition de ce même événement est d’autant plus terrible qu’il a été doublé, cette fois-là, d’un déferlement de haine, exprimé à ciel ouvert. Les « badauds » comme les désignent les médias, ou plus certainement des militants d’extrême-droite aguerris s’en sont donnés à cœur joie pour exprimer toute leur haine devant ce sinistre spectacle. L’horreur absolue.

Ce type de scènes terrifiantes et barbares se multiplient ces derniers mois en Allemagne. Quelques jours auparavant, c’est un car de réfugiés terrifiés, accueillis aux cris de « Dehors » / « Rentrez chez vous », qui a fait la une des médias. Derrière les vitres de l’autobus, des réfugiés, probablement syriens, ayant fui la guerre et ses atrocités, retrouvent dans leur « pays d’accueil » le traumatisme et l’horreur qu’ils cherchent à fuir.

Derrière ce climat d’une extrême xénophobie, qui s’exprime aujourd’hui à cœur ouvert à travers la voix des habitants de ces régions touchés par le chômage de masse et la détresse sociale, c’est également la voix des responsables politiques qui se fait entendre. Les voix des Merkel et consoeurs, qui n’hésitent pas à alimenter les fausses rumeurs sur les agressions sexuelles de migrants, à exprimer dans toute leur hypocrisie leur fausse désolation sur les morts de la Méditerranée, et tentent à tout prix de faire retenir aux marges de l’Europe dans des conditions déplorables les victimes des guerres qu’ils contribuent à alimenter. Ce sont ceux-là mêmes qui maintiennent l’exploitation de leurs peuples et la détresse sociale, pour mieux détourner l’attention de leurs propres responsabilités. Le nationalisme tue. Plus que jamais, socialisme ou barbarie.




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