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Politique

Violences policières

VIDEO. Flashball : des policiers affirment avoir le droit de tirer dans la tête des manifestants

« Votre collègue me dit que vous avez le droit de tirer dans la tête ? », lance un manifestant à un policier. Il lui répond clairement sur la vidéo : « oui bien sûr », avant qu’une gradée ne viennent interrompre la discussion.

jeudi 17 janvier

Le 14 janvier dernier, lors d’un rassemblement de Gilets Jaunes contre la venue du ministre de l’Intérieur Christophe Castaner à Caracassone, des manifestants ont interpellé des policiers sur l’usage des flash-ball. En effet, de nombreuses blessures graves causées par ces armes sont recensées chaque année, et ont fait de nombreuses victimes, éborgnées ou mutilées, en manifestations et sur les ronds-points depuis le début de la mobilisation.

Si, théoriquement, légalement, les tirs de flashball à la tête sont interdits, la loi prévoit toutefois une exception lorsque les circonstances justifient l’usage des armes à feu par les forces de l’ordre. Que faut-il donc penser de cet échange ? Les policiers ont-ils reçu l’aval de leur hiérarchie pour viser la tête des manifestants à coup de flashball ? Ou bien ne serait-ce là que le miroir de l’institution policière prête à tout pour justifier les exactions des « collègues » ?

En tout cas il est évident que, contrairement au discours d’un des policiers qui met à pied d’égalité forces de l’ordre et manifestants face aux violences, et comme l’a montré l’épisode de la prime accordée aux policiers par le gouvernement, la police est aujourd’hui le principal pilier sur lequel repose l’autorité de l’État, au point qu’elle jouit d’une impunité quant aux violences policières commises contre les différents secteurs mobilisés du mouvement social qu’elle est payée pour réprimer.




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