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Politique

Après les Gilets jaunes, le mouvement ouvrier

VIDEO. Gaz et matraques : la CGT et Solidaires attaqués par les forces de répression

Avant même le départ de la manifestation, le cortège principal de la manifestation du 1er mai rassemblant syndicats, gilets jaunes et black block à Montparnasse a été durement réprimé par l'immense dispositif policier présent dès le début de la journée aux alentours du lieu de rassemblement.

mercredi 1er mai

Aux alentours de 12h30, les forces de police ont attaqué les cortèges présents boulevard Montparnasse, notamment le cortège syndical de la CGT, 2 heures avant le départ prévu de la manifestation. C’est aussi Philippe Martinez, secrétaire générale de la CGT, qui a été visé par la répression gazé par les forces de répression présentes. Après une sortie temporaire du cortège, touché par les lacrymos que subissent les Gilets jaunes depuis maintenant 5 mois, le leader syndical a déclaré : « la police a chargé la CGT, une CGT bien identifiée ». De même, avant même le début du cortège, des « coups de matraque sur la tête » ont visés des cheminots comme l’explique une travailleuse de la SNCF. Le camion de Solidaires a été gazé, continue-t-elle.

C’est à l’instar d’un 1er mai hautement politique qui rassemble dans ces cortèges syndicats, gilets jaunes et black block à Montparnasse, que la réponse du gouvernement se fait une fois de plus par la répression. L’intensité de la violence policière montant encore d’un cran aujourd’hui puisque les cortèges syndicaux se font directement matraqués et gazés par la police, ce sort étant traditionnellement réservé au cortège de tête et ses derniers temps plutôt aux gilets jaunes.

Le dispositif de répression a lui-même été aménagé empêchant quasiment la manifestation rythmée par les forces de police. Devenue habituel, les voltigeurs de la BRAV-M (Brigade de Répression des Action Violente Motorisé) étaient présents en masse. Un nombre affolant de contrôle préventif ont d’ailleurs été réalisé depuis hier soir dans la Capitale et le nombre d’interpellation s’élève à présent à 200. Après les Gilets jaunes, le mouvement ouvrier traditionnel a été gazé massivement et matraqué. Les forces de polices n’hésitent plus à désormais frapper et gazer ostensiblement les cortèges syndicaux.




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