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Politique

Violences policières

VIDEO. « Ils auraient pu le tuer », une nouvelle vidéo montre la police tabasser Michel dans la rue

Une nouvelle vidéo publiée par Loopsider montre la police tabasser Michel une fois sorti de son studio. Un policier en civil lui inflige au moins 7 coups de poing au visage alors que l'homme est au sol est entouré d'une trentaine d'autres agents qui regardent la scène.

samedi 28 novembre 2020

Capture d’écran vidéo Loopsider- filmée par un voisin

Ce vendredi Loopsider a publié une nouvelle vidéo des violences policières subies par Michel Zecler le 21 novembre dernier. Cette nouvelle vidéo vient accabler les forces de l’ordre tant les images de violence y sont édifiantes. En effet, on y voit un policier s’acharner sur la victime, lui assénant plus de sept coups de poing au visage alors que Michel est maîtrisé au sol par six autres policiers. « Aujourd’hui avec du recul, quand on sait qui c’est et la manière dont ça s’est passé, effectivement ils auraient pu le tuer », témoigne le voisin qui a filmé depuis sa fenêtre.

Cette nouvelle vidéo vient nous donner de nouvelles indications sur les événements : la violence des policiers ne s’est pas arrêtée dans le studio, mais elle s’est poursuivie jusque dans la rue, devant une trentaine de policiers passifs, complices de ce passage à tabac.

Les policiers auraient par ailleurs arrêté de le frapper, lorsqu’ils auraient pris conscience d’être filmés. Le policier qui était en civil, après avoir assené les sept coups de poing au visage de Michel, a mis sa capuche, totalement conscient de son crime.

Rappelons les faits, Michel Zecler, producteur de musique travaillant chez Black Gold Studio, a été roué de coups de poing et de matraque par la police. Il a été suivi par trois policiers qui sont rentrés de force dans son studio, lui assenant durant plus de 20 minutes des coups de poing et de matraque, accompagnés d’insultes racistes à répétition, telles que « sale nègre », « on va te défoncer ». Les policiers lui ont même envoyé une grenade lacrymogène à l’intérieur du studio. Neuf jeunes autres artistes étaient présents dans le studio et ont eux aussi subi les violences policières, répétant pourtant à des multiples reprises n’avoir rien fait et ne pas comprendre. Michel est sorti du commissariat après 24 heures de garde-à-vue, et avec 6 jours d’ITT.

Les agents ont déclaré que Michel aurait tenté de prendre leurs armes et aurait tenté de les frapper, mais les vidéos contredisent clairement ces déclarations. Si l’IGPN a ouvert une enquête, l’impunité dont jouissent les policiers montrent que cette instance n’a d’autre rôle que de protéger la police.

Ces nouvelles vidéos en pleine viennent encore accentuer la polémique contre la loi sur la Sécurité Globale qui interdit la diffusion des vidéos montrant des policiers dans l’exercice de leur fonction. Sans ces vidéos, Michel serait à l’heure actuelle probablement en prison et n’aurait aucun moyen de remettre en cause la déclaration des policiers. Cette affaire n’est pas un cas isolé, et si la loi sur la sécurité globale n’est pas retirée, alors elle n’en sera qu’une parmi tant d’autres à venir.

Toujours lancé dans la droite ligne de son offensive sécuritaire et raciste, le gouvernement ne recule pas. C’est à nous de le faire reculer et c’est pour cela qu’il faudra être nombreux ce samedi 28 novembre à Paris à République à partir de 14h, afin de faire plier le gouvernement sous le poids de nos revendications et imposer le retrait de la loi sécurité globale.




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