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Politique

Acte 20 des gilets jaunes

VIDEO. La BRAV-M motorisée patrouille partout dans Paris. Le policier à l’arrière muni d’un bâton de « défense »

L’acte 20 des Gilets jaunes a démarré encore une fois sous la menace des forces de répression. La mise en place de ces unités rapides d'intervention avec des policier a moto avec un passager armé d'une matraque pour frapper les manifestant à vitesse rapide. Tel est la nouveauté de cet acte 20 pour tenter de maintenir l’ordre et empêcher toute « manifestation sauvage ».

samedi 30 mars

Après la mise en place de ces unités BRAV (Brigade de Répression de l’Action Violente) ou unité anticasseur, c’est désormais la BRAV-M avec M pour motorisée qui entre en scène pour l’acte 20. La mise en place de ces unités de policiers voltigeurs, vise une opération gouvernementale pour imposer coute que coute le maintien de l’ordre quitte à faire des dégât chez les gilets jaunes qui n’accepterais pas de manifester dans la manif’ « officielle ».

Des voltigeurs par terroriser l’ensemble de la population et ne pas se rebeller contre le pouvoir

Cette colère traverse plus généralement tous les secteurs de la classe. Et plus problématique encore pour le gouvernement, le soutien du mouvement des Gilets jaunes reste encore très fort dans l’opinion publique après 4 mois de mobilisation. Pour faire rentrer les Gilets jaunes à la maison, et tenter de maintenir l’ordre, le gouvernement a opéré un tournant répressif sans précédent avec pour conséquence des milliers de blessés et de victimes. Face à un mouvement, qui diffère du cadre classique des manifestation avec le dialogue sociale du type manifestation syndicale, où le gouvernement peut faire appel aux bureaucraties syndicales pour siffler la fin de la récrée, le gouvernement a opéré un tournant répressif sans précédent depuis mai 1968.

Face à un acte 18 ou le gouvernement a été complètement dépassé, le gouvernement montre ses muscles pour faire taire le mouvement, d’autant plus à l’approche des élections européennes, dans l’objectif de ravir une partie de l’électorat de droite traditionnelle sur la question de l’ordre comme les républicains.

Une lame de fond de colère qui cherche une structuration, pour mettre en échec le nouveau monde l’ultra-libéral de Macron et de l’ensemble de la bourgeoisie

Mais ce ne sont pas les interdictions de manifestation qui vont intimider les Gilets jaunes, ceux qui voient les politiques néo-libérales aggravées toujours plus la situation des plus précaires, des fermetures d’usine et les suppressions des postes par milliers, ou encore l’attaque contre les fonctionnaires, et la futur réforme des retraites qui va aller bien au-delà de 62 ans autant dire que le gouvernement cherche à nous faire crever si ce n’est pas dans les manifestation ce sera sur notre lieu de travail. C’est ce qu’exprime cette manifestante de 75 ans dans le cortège parisien qui quand un journaliste de LCI lui posait la question sur les éventuels risques d’y avoir de la casse elle a répondu, "moi je n’ai plus rien dans mon frigo, je préfère mourir ici que chez moi sur mon canapé".




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