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VIDEO. Toulouse. Un homme au sol frappé au crâne à coup de muselières par la police

A Toulouse, dans la nuit de vendredi à samedi s’est déroulé un nouvel épisode de violences policières inouïe. La vidéo de l’interpellation montre un homme immobilisé au sol frappé à coup de muselières avec une violence terrible. Une nouvelle illustration de la violence des méthodes utilisées par la police pour faire régner l’ordre d’un confinement autoritaire.

samedi 25 avril

Samedi, dans la nuit de vendredi à Toulouse s’est déroulé un nouvel épisode de violences policières dans le quartier Purpan. Dans une vidéo filmée par un habitant à partir d’un immeuble de la rue Romilly, on y voit une demi-douzaine de policiers immobilisant un homme de 51 ans moyennant deux chiens. Et la scène est terrible. La vidéo montre notamment l’homme au sol frappé à la nuque à coups de muselière par un policier pendant que d’autres l’immobilisent. Des marques de sang apparaissent au sol. Des violences policières insoutenables qui ne suffisent pas : selon La Dépêche, après avoir reçu des soins, l’homme serait actuellement en garde à vue.

Après que la vidéo ait viralisé sur les réseaux sociaux, plusieurs médias comme la Dépêche et France 3 région ont écrit. En titrant « Toulouse : sur les réseaux sociaux une vidéo laisse penser qu’un policier frappe gratuitement un homme », le dernier journal ne cache pas ses intentions cherchant à justifier les violences policières qui ne peuvent être justifier en aucune manière. Et c’est pourtant ce que feront les deux journaux. D’abord l’homme qui venait de s’échapper du service psychiatrique de l’hôpital Purpan serait donc « dangereux » de sorte et « pourrait en outre être en possession d’une grenade et d’une arme de poing ». Porteur d’une grenade et d’une arme de poing, alors qu’il sort de l’hôpital ? Une incohérence que relève à juste titre le collectif auto média énervé.

Plus encore, le Syndicat de police Alliance le considérant dangereux et potentiellement criminel cherchant même à justifier les méthodes utilisées, à savoir l’attaquer avec les chiens, le frapper à terre et jusqu’au sang avec une muselière. Pourquoi une muselière ? « Les policiers n’avaient pas de taser, ils ont donc utilisé une muselière pour le contraindre. Tout cela est écrit dans la procédure. », explique le syndicat de police selon France 3. Et pour justifier cette violence, le syndicat de police affirme que l’homme était violent, mais évidemment avant que la scène soit filmée…

Rien ne peut justifier ces violences policières qu’on ne peut que condamner fermement. À Toulouse, elles sont la continuité des violences policières survenues ces derniers jours, dans le quartier de Bellefontaine où un automobiliste a été percuté par la police de plein fouet avant que des révoltes répondent à ces violences policières tandis qu’à Villeneuve La Garenne, Mouldi a failli perdre sa jambe après avoir été fauchée par une voiture de police.

Depuis le début du confinement, les violences policières que vivent déjà quotidiennement les quartiers populaires ne font que s’accentuer. Ce sont ainsi près de 5 personnes qui sont mortes suite à des contrôles policiers dans les quartiers populaires. Non, il ne s’agit pas de bavures policières mais bien d’une violence structurelle qui sévit des les quartiers populaires. Des violences que la gestion policière du confinement n’ont qu’accentuées multipliant les morts, les blessés.

Face au saut répressif dans les quartiers populaires au nom de la lutte contre le Covid, plus que jamais, il est nécessaire de dénoncer les violences policières, mais aussi de soutenir inconditionnellement la colère légitime qui s’exprime au travers ces révoltes, et développer les cadres d’auto-organisation dans les quartiers populaires pour faire face à la crise sanitaire et sociale ainsi qu’à la répression. Policiers hors de nos quartiers !




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