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Répression policière

VIDEOS. Coups de matraque, lacrymos, syndicalistes arrêtés : la police réprime les grévistes d’ADP à Orly

Coups de matraque et de gazeuse à bout portant, arrestations de syndicalistes CGT, CFE-GCG et UNSA, voici ce qui attendait les travailleurs des Aéroports de Paris qui manifestaient ce vendredi à Orly contre les baisses de salaires, la casse de leurs conditions de travail et les licenciements.

vendredi 9 juillet

La police a réprimé à coups de matraque et de gaz lacrymogènes les grévistes d’ADP qui manifestaient vendredi 9 juillet à Orly. Plusieurs syndicalistes ont également été interpellés. Crédit photo : @clairemi94.

Ce vendredi, les grévistes du groupe ADP (anciennement Aéroports de Paris) ont une nouvelle fois manifesté contre le Plan d’Adaptation des Contacts de Travail (PACT) qui prévoit de baisser la rémunération des salariés et une clause mobilité tout en licenciant ceux qui refusent de s’y plier. Par ailleurs les grévistes craignent que la direction en profite pour supprimer massivement des emplois et mettre de nombreux salariés à la porte. C’est pourquoi plusieurs centaines d’entre eux ont ainsi bloqué le terminal 2 pour le deuxième week-end de départ en vacances.

Pendant la manifestation, la police a réprimé les grévistes comme l’illustrent de nombreuses images diffusées sur les réseaux sociaux. Nasses, barrages, coups de matraque et lacrymogènes ont été employés pour empêcher les travailleurs en grève de manifester. Des syndicalistes de la CGT, de la CFE-CGC et de l’UNSA du groupe ADP ont été interpellés-> avant d’être relâchés dans l’après-midi. Laurent Garssine, secrétaire générale de l’UNSA chez ADP a raconté son interpellation « avec deux responsables de la délégation CGT » à l’AFP : « On est pacifiques. On faisait un sit-in sur la route et on a été interpellés parce qu’on n’avait pas de pièce d’identité ».

Les pompiers de l’aéroport de Paris, venus soutenir les grévistes, ont aussi subi la répression policière alors qu’ils faisaient face au barrage de CRS qui bloquait la manifestation.

Cela fait plusieurs semaines que les travailleurs des Aéropots de Paris en grève font face à la répression policière. Alors qu’ils manifestaient à l’aéroport de Roissy – Charles-de-Gaulle samedi 3 juillet dernier, la police avait verbalisé les grévistes comme le racontait Danielle au micro de Révolution Permanente :

La répression est la seule réponse de la direction aux travailleurs des Aéroports de Paris en lutte. Elle montre la complicité du gouvernement et de l’État avec le patronat qui veut faire payer aux travailleurs la crise qui touche ce secteur. Et pour cause, ce sont les subventions publiques qui ont permis de maintenir les profits de ces grands patrons qui tentent maintenant avec la reprise de baisser les salaires, s’attaquer aux conditions de travail des salariés, supprimer des emplois et licencier. Pour le faire, les patrons d’ADP peuvent compter sur les directions syndicales de la CGT, de la CFE-CGC et de l’UNSA qui ont signe un accord de Rupture Conventionnelle Collective (RCC) qui prévoit 1.150 départs d’ici 2021, dont 700 non-remplacés.

Face au patronat, à la répression policière et aux illusions du « dialogue social », les travailleurs ne peuvent compter que sur leur propre combativité pour construire le rapport de force par la grève, à l’instar de la détermination dont ils font preuve depuis plusieurs semaines, pour défendre leurs salaires, leurs conditions de travail, et contre les licenciements et les suppressions d’emploi.




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