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Politique

Violences policières

VIDEOS. Hôpital de la Pitié-Salpêtrière, que s’est-il véritablement passé ?

« Intrusion », « attaque », « saccage » d’un hôpital. Les termes employés par le gouvernement comme par la directrice de l’hôpital, relayé par les grands médias sont sans équivoque. Pourtant aucunes vidéos n’est cependant venue étayer les faits ou encore le contexte. Face au discours relayé actuellement quasi unanimement, nous relayons ci-dessous quelques vidéos de la scène (incluant nombre de violences policières) ainsi que deux témoignages illustrant une version bien différente de la version « officielle ».

jeudi 2 mai

« J’ai vu ces manifestants à l’entrée de l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière qui voulaient se réfugier parce que une colonne de CRS arrivait par le haut du boulevard puis la commissaire a repéré ces gens à l’entrée, elle ordonne à ses policiers de rentrer et de les dégager, et c’est là où la vidéo commence », explique par mail un témoin à David Dufresne dans un tweet vidéo montrant des manifestants entrer dans l’enceinte.

Dans plusieurs autres vidéos, on voit la foule bloquée qui panique et se réfugie dans l’hôpital.

La scène a été filmé par Yasin du média indépendant Civicio puis mis en perspective au travers de plusieurs captures d’écrans sur twitter.

La scène précédente montrant l’intensité des gaz lacrymogènes contre les manifestants devant l’hopital.

Plusieurs témoignages trouvés sur twitter et le blog médiapart.

Source d’un témoignage vu sur un blog médiapart : ici

1er mai 2019 : que s’est-il passé à l’hôpital Salpêtrière ?

BLOG : LE BLOG DE STÉPHANE BORRAS

Autour de 20h, sur les chaînes d’info continue, le ministre de l’Intérieur, Philippe Castaner annonce devant hôpital de la Salpêtrière que l’hôpital a été « attaqué » par des dizaines de mili-tants anticapitalistes d’ultragauche « black blocs ».

17h30. Je reçois un coup de fil m’informant de l’arrestation d’un groupe de jeunes étudiants de ma connaissance.

Je contacte l’un d’entre eux immédiatement qui me confirme être en état d’arrestation.

Une heure auparavant, après avoir défilé en famille avec la « fanfare invisible », nous étions parve-nus in extremis et dans la panique à échapper à la gigantesque nasse policière qui s’étendait du mi-lieu du boulevard de l’Hôpital au boulevard Saint-Marcel.

Des milliers de manifestants de tous âges restaient à la merci des centaines de bombes lacrymogènes envoyées sur la foule.

Car, après avoir barré l’accès à la place d’Italie sur le boulevard de l’Hôpital, les forces de l’ordre avaient décidé de gazer et d’utiliser les canons à eau pour faire refluer les milliers de manifestants présents vers le Boulevard Saint-Marcel.
18h. Je parviens à échanger brièvement avec l’une des étudiantes.

Tout comme nous, avec son groupe d’amis, elle a défilé jusqu’au milieu du Boulevard de l’Hôpital. C’est là qu’elle et ses amis étudiants ont été littéralement bombardés de lacrymogènes. Désorientés, paniqués et suffocants, cherchant une issue comme des milliers de manifestants, ils croient se mettre à l’abri en franchissant un portail ouvert. Il sont dans l’enceinte l’hôpital de la Salpêtrière au pied de l’un de ses bâtiments. Quelques minutes plus tard, ils sont nassés et arrêtés.
Vers 21h, j’apprends qu’elle est inculpée pour « attaque en bande organisée ».

Une autre version qui contredit celle d’un ministre qui fait passer des manifestants paniqués devant l’agression de ses forces de l’ordre pour de dangereux « black blocs »...

Quelques vidéos où on voit les policiers pourchasser violemment les manifestants dans l’hôpital :

https://www.facebook.com/djamal.Kabal.Sociopathe/videos/10219449099284048/
https://www.facebook.com/djamal.Kabal.Sociopathe/videos/vb.1409852631/10219449035362450/?type=2&theater


A voir aussi un compte rendu de la team Street Medic Formation.




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