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Société

Répression policière

Val Fourré. Quand la police gaze enfants, parents et employés municipaux

Christian Grosz Illustrant le slogan ironique « police partout, justice nulle part », les policiers ont donné, Samedi dernier, libre cours à leur violence répressive à Mantes la Jolie dans les Yvelines. Vers 23H15, alors que la fête du Val-Fourré se terminait et que les employés municipaux démontaient et rangeaient le matériel, une voiture de police est arrivée et des altercations n’ont pas tardé à avoir lieu avec des jeunes de ce quartier pauvre et largement issu de l’immigration. Dans la lignée des contrôles permanents et de la répression que connaissent chaque jour un peu plus les jeunes des « banlieues » comme Mantes, Trappes, Vénissieux et bien d’autres en France, les policiers ont frappé ce soir-là, en plein milieu d’un rassemblement festif.

jeudi 4 juin 2015

Une violence policière qui frappe tous azimuts

Très tôt après leur arrivée, les policiers ont fait usage de jets de gaz lacrymogène, non seulement contre les jeunes auxquels ils se confrontaient, mais indistinctement contre des jeunes enfants en compagnie de leurs parents ou contre le personnel municipal lui-même. Une dizaine d’employés municipaux ont été incommodés et une employée a reçu une grenade à la tête !

Même les élus de droite se voient contraints de réagir

De tels agissements, extrêmement graves, ont contraint le maire « républicain » de la ville de Mantes, à se plaindre auprès du commissaire local. Ils n’ont en fait rien d’étonnant et témoignent simplement de la volonté croissante du gouvernement Hollande/Valls/MEDEF d’utiliser ses bandes armées contre les jeunes et contre tous ceux qui résistent ou se trouvent simplement au mauvais endroit au mauvais moment. Même lorsque l’atmosphère devrait être à la détente puisqu’il s’agit d’une fête de quartier essentiellement fréquentée par des familles, ils n’hésitent pas, mus probablement par des intentions qui ne sont pas seulement de « maintenir l’ordre », à provoquer et attiser une révolte qui souffle au quotidien.

Les jeunes du Val Fourré ne sont hélas pas les seuls à être réprimés

Ces évènements survenus dans une localité des Yvelines ne sont que l’une des manifestations odieuses d’un contexte de répression généralisée et de flicage, à l’échelle de l’hexagone, que les manifestations interdites, les tabassages, les procès pour manifestation assortis de prison ferme révèlent désormais depuis plusieurs mois de manière à la fois inquiétante et révoltante. Pour couronner le tout, la loi sur le renseignement instaure une surveillance totale des déplacements et des télécommunications des populations à la façon du « big brother » de George Orwell. Pendant ce temps, les policiers qui ont pourchassé Zyad et Bouna et les ont laissés s’électrocuter sortent sans aucune condamnation de leur procès pour « non- assistance à personne en danger » chef d’accusation pourtant déjà « léger » au regard des évènements et de leurs conséquences.

Pas plus dans les Yvelines que sur les ZAD ou dans les entreprises, le gouvernement ne reculera dans son tournant répressif à moins qu’une mobilisation déterminée de tous, jeunes et moins jeunes, travailleurs et habitants des quartiers, français et immigrés ne se mette en place pour dire « non, halte à la répression ! ».

03/06/15




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