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Politique

Après les Goodyear…

Valls toujours plus fort ! Deux responsables d’ATTAC Marseille en garde-à-vue

Le gouvernement tape dur, et il ne s’en cache pas. Dernier exemple en date, l’interpellation puis la garde à vue pendant toute la journée de vendredi de deux responsables d’Attac Bouches-du-Rhône. Leur crime ? Avoir volé des chaises… Corine Rozen

vendredi 15 janvier 2016

Vendredi matin des policiers viennent arrêter à leur domicile Antoine Richard, militant d’Attac Marseille, et Matthieu Laurentin, président d’Attac Marseille, pour les placer en garde à vue. Les agents de la sûreté urbaine viennent chercher les deux militants qui auraient pu tout simplement être convoqués au commissariat à la suite d’une plainte déposée par BNP Paribas. La banque, en effet, regrette amèrement le vol de… treize chaises à la suite de deux actions de « réquisition citoyenne » qui ont eu lieu dans des agences BNP Paribas de Marseille en novembre dernier. Les militants d’Attac-13 avaient répondu à l’appel à réquisitionner 196 chaises avant la COP21, dans les agences des banques les plus implantées dans les paradis fiscaux.

Ils ont finalement été libérés huit heures après le début de leur garde à vue. Trois chefs d’accusation ont été retenus contre les deux camarades : vols en réunion le 13 octobre et le 6 novembre et apologie de crime et délit. Si la situation n’était pas aussi dramatique, une telle mascarade ferait rire… Matthieu Laurentin a pour sa part refusé les tests ADN ne « comprenant pas pourquoi la police ficherait des gens », ce qui, aux yeux de la « justice », pourrait aggraver son cas.

Après le jugement et les neuf mois de prison ferme requis contre les Goodyear, cette nouvelle rafle est une tentative d’intimidation du mouvement social visant à bâillonner toutes les voix dissidentes.

Dans le cadre d’un début de mouvement contre la répression des équipes syndicales combatives, contre l’état d’urgence et les guerres que mène la France, il nous faut exiger, pour Matthieu et Antoine ainsi que pour tous les « faucheurs de chaise », la fin des poursuites à leur encontre.




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COP 21   /    Répression   /    Politique