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Politique

Non à la répression !

Victoire ! A Lyon les militants antifascistes relaxés par la justice ce vendredi

Les 7 militants antifascistes qui étaient poursuivis depuis le 23 septembre dont 4 étaient incarcérés, ont été relaxés par le tribunal correctionnel de Lyon ce jeudi 4 novembre. Face à la répression la solidarité et la mobilisation a pesé !

vendredi 5 novembre

Crédits photo : Jean-Philippe Ksiazek / AFP

Vendredi 29 octobre dernier, nous relayions l’appel au rassemblement organisé à Lyon le 4 novembre devant le Tribunal Judiciaire, en soutien aux militants antifascistes lyonnais inculpés pour une altercation avec le groupe catholique intégriste Civitas.

Pour rappel, l’altercation avait eu lieu durant une manifestation contre le pass-sanitaire, que Civitas tentait de récupérer pour diffuser leur idéologie raciste, antisémite, islamophobe, homophobe, transphobe ; le groupe prône l’instauration d’une religion théocratique en France et la reconnaissance du catholicisme comme seule « véritable religion ».

Vendredi dernier, nous dénoncions le caractère ultra répressif des détentions, qui utilisait une procédure exceptionnelle – à délai différé, qui garantit le passage devant le juge à l’issue d’une garde-à-vue sans preuve ni jugement. Le parquet s’était par ailleurs auto-saisit, cela-même alors que les militants de Civitas n’avaient pas porté plainte menait une enquête à charge contre les militants antifascistes.

Face au manque de preuves et à la disqualification des procès-verbaux, les juges n’ont eu d’autre choix que d’annuler la quasi-totalité de la procédure. Le tribunal a annulé les réquisitions de saisie et d’exploitation de la vidéosurveillance, pour cause de réquisition trop tardive, ainsi que des réquisitions de téléphonie, considérant qu’elles portaient une atteinte disproportionnée à la vie privée. Les policiers ont en effet avancé dans leurs enquête durant quatre jours entiers, sans véritable contrôle, avant de faire la demande de réquisition des images de vidéosurveillance. Selon les avocats des militants accusés, les policiers sont allés jusqu’à complètement omettre des images de vidéosurveillance prouvant que Civitas avait provoqué de sérieuses violences, avant mêmes les violences reprochées aux militants lyonnais-.

L’enquête, qui n’avait été menée qu’à charge, et non à décharge en violation du principe d’impartialité témoigne de la politique pénale du parquet de Lyon qui accumule les poursuites à l’encontre des militants antifascistes cela pendant les des groupes néo-fascistes tentent d’imposer un climat de terreur sur la ville. En parallèle, de nombreuses agressions connues, parfois même revendiquées par des groupes d’extrême-droite sont classées sans suite.

L’utilisation scandaleuse de la détention provisoire dans cette affaire vient appuyer les orientations politiques du parquet de Lyon, qui n’hésite pas à multiplier les attaques contre les militants antifascistes.

Alors que la relaxe de nos 7 camarades constitue une victoire importante d’affaires et face à une justice à deux vitesses qui condamne régulièrement les militants antifasciste ou des différents mouvements sociaux, les fortes mobilisations en soutien aux 7 camarades via la tribune signée par de nombreux avocats, professeurs, militants et journalistes, ou encore les mobilisations en personne – 150 personnes se trouvaient devant le tribunal au moment du délibéré – ont encore fait leurs preuves et ont largement contribué au verdict favorable tombé. Face à la répression notre arme reste la solidarité et la mobilisation !




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