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Notre classe

Seule la lutte paie !

Victoire pour les travailleurs de Neuhauser en grève pour obtenir des postes supplémentaires !

C'est une victoire pour les salariés de l'entreprise de boulangerie industrielle Neuhauser. Les salariés ont obtenu des augmentations de salaires sur l'ensemble des sites et des embauches à Reims où la grève s'est poursuivie malgré la signature des NAO par Force Ouvrière.

jeudi 7 octobre

« Secteur essentiel » de la production, Neuhauser fait partie de ces entreprises restées en activité pendant la pandémie, mobilisant ses employés en « deuxième ligne ». Ces travailleurs qui, pendant le premier confinement, ont redistribué une partie de leur production aux quartiers populaires, se sont vu en cette rentrée sociale éprisé par leur direction durant les négociations annuelles. En effet, alors qu’en pleine crise, le groupe Neuhauser a connu sa meilleure année avec 150 millions d’euros en rentrée d’argent, et une augmentation des dix plus gros salaires de l’entreprise de plus de 10 000 euros, c’est une augmentation de 0,5 % que proposait l’employeur. Soit en deçà de l’augmentation du SMIC et encore très loin du taux d’inflation.

Une grève avait alors démarré dès le 27 septembre pour réclamer une hausse des salaires à la mesure de profits générés par l’entreprise et tenant compte du coût de la vie. Partie de Moselle et de Ploërmel en Bretagne, la grève s’est très vite étendue vers d’autres sites de Neuhauser comme celui de Maubeuge ou encore Reims.

La direction n’a pas attendu pour intimider les salariés, se rependant en mensonges et déclarant que les débrayages s’apparentaient à du sabotage et que les actions des grévistes étaient illégales. Pire encore, en pleine grève, la direction a même menacée de donner moins si les directions syndicales ne signaient pas l’accord finalement proposé, soit une « prime Macron » de 400 euros, une augmentation de salaire de 1,5% et une augmentation de la prime de panier de 50 centimes par jour. Un chantage inacceptable, qui a pourtant mis un certain coup d’arrêt à la grève puisque la direction du syndicat Force Ouvrière y a été perméable. Plus perméable en tout cas que les deux sites encore en grève lors de la deuxième journée de négiociation. Des grévistes qu’elle a trahi en signant l’accord dans leur dos !

À Reims la grève a malgré tout continué, dans un bras de fer qui s’est révélé gagnant. En effet, en plus des 400 euros de primes et de l’augmentation de salaire de 1,5%, comme sur les autres sites, les salariés de Reims ont réussi à décrocher 7 embauches en production, facilitant leurs conditions de travail, et une augmentation de prime de productivité à 60 euros brut. Une victoire donc, dans un contexte où face à l’augmentation du coût de la vie, la question des salaires se pose encore plus urgemment.

La colère qui existe chez Neuhauser est ressentie dans d’autres secteurs du monde travail et notamment ceux qui, en première ou deuxième ligne face au covid ont continué de travailler et subissent aujourd’hui l’augmentation drastique du coût de la vie et le mépris sans bornes de leurs directions et du gouvernement. C’est le cas notamment des sage-femmes mobilisées ce 7 octobre ou encore dans l’aéronautique où des grèves très suivies ont éclaté avant l’été aux Ateliers de Haute-Garonne, à Daher ou encore à Airbus Defense & Space.

Avec ce bras de fer victorieux, les travailleurs de Neuhauser ont montré la voie à suivre pour lutter contre l’augmentation du coût de la vie où seuls les salaires ne suivent pas la pente ascendante, comme nous l’explique Christian de la CGT Neuhauser : "On était en grève massive en juin contre le licenciement d’un collègue, et encore une fois la lutte collective pour exiger de meilleures conditions de travail et l’arrêt de l’impunité patronale a payé". L’urgence est maintenant de se coordonner pour imposer un plan de bataille à la hauteur des attaques gouvernementales et patronales, alors que se multiplient les mobilisations dans le monde du travail, de Derichebourg aux Transdev en passant par les sages-femmes massivement mobilisées ce jeudi.

Le communiqué de la CGT Neuhauser Reims :

Les camarades Neuhauser Reims nous ont encore démontré que seule la lutte paye !!!

Ils ont notamment réussi à arracher des embauches suite à la grève des NAO

Voici leur communiqué :

"La lutte est finie

- 1,5 % augmentation des salaires
- 400 euros de prime pouvoir d achat (sous conditions)
- augmentation des primes panier jour 4e net, panier nuit 6e net
- nous avons décroché 7 embauches en production
- des avancées réalisable pour l obtention de la prime de productivité jusqu a 60euros brut/semaine
- des conditions de travail qui s annoncent plus sereine
- avec formation au poste de travail ,
- service logistique réflexion avec tout le personnel pour une meilleure organisation de travail

Voilà, félicitations à tous pour votre mobilité, la lutte paie pour toutes vos questions rapprochez vous de vos élus




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