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Monde

Racisme et violences policières

Vidéo. Aux USA des policiers menottent et pointent leur arme sur 4 filles noires de 6 à 17 ans

Le 2 août dernier dans la ville d'Aurora près de Chicago, des policiers ont menotté au sol quatre jeunes filles âgées de 6 à 17 ans et leur ont pointé leur arme dessus. Un nouveau cas de violence policière, alors que les États-Unis sont traversés par un mouvement historique contre le racisme et les violences policières.

vendredi 7 août

Le 2 août dernier dans la ville d’Aurora près de Chicago, des policiers arrêtent une voiture où se trouvent quatre jeunes filles africaines-américaines âgées de 6,12,14 et 17 ans, ainsi que leur mère qui est au volant. Ces policiers présument que la voiture est volée et décident d’interpeler violemment et de menotter les jeunes filles et de toutes les mettre au sol, face contre terre exposées à terre face au sol. Une témoin a notamment déclaré que les policiers en question avaient pointé une arme sur elles.

Après vérification, la police apprend que le véhicule appartenait bien à sa conductrice mais qu’il portait la même immatriculation qu’une moto volée dans un autre État. Ainsi sous couvert de simple « présomption de culpabilité » ces policiers se sont octroyés le droit d’effrayer et de violenter physiquement et psychologiquement des jeunes filles mineures. Malgré des excuses et l’offre d’une « thérapie » la conductrice du nom de Brittney Gilliam souhaite poursuivre en justice les policiers qu’ils l’ont injustement interpellé.

Et pour cause, la police d’Aurora n’en est pas à son premier acte violent et discriminatoire contre les populations racisées : en août 2019 un jeune homme noir de 23 ans nommé Elijah McClain succombait à ses douleurs suite à un étranglement et une injection de ketamine durant son interpellation par trois policiers blancs.

En effet, la répression et l’impunité policière sont loin d’être isolées. C’est ce que montre le mouvement historique contre les violences policières et le racisme, qui a libéré la parole depuis la mort de George Floyd en mai dernier. Et nous pouvons que constater que des États-Unis jusqu’en France les mêmes procédés sont à l’œuvre : la police réprime, mutile et tue impunément des habitants des quartiers populaires, majoritairement racisés.
A ce titre nous pouvons tristement évoqués le cas d’Adama Traoré, mort asphyxié après son interpellation par trois gendarmes le 19 juillet 2016 à Beaumont-sur-Oise. Ou encore celui de Lamine Dieng, Babacar Gueye et bien d’autres.

Également Gabriel*, jeune adolescent de 14 ans sauvagement interpellé par quatre policiers la nuit du 25 au 26 mai 2020, et qui a raconté à Loopsider : « (…) Ils courraient, ils couraient, ils m’insultaient, ils criaient « arrêtes toi encu***** » (…) Je leur ai dit ‘s’il vous plait, je me rends’. C’est là qu’ils m’ont tapé. C’est là qu’ils m’ont mis à terre et qu’ils m’ont mis les menottes. Il y en a un qui a mis ses genoux sur mon dos. Il y a une femme qui m’a tenu les pieds et pendant qu’un barbu policier me tapait avec la pointe de ses pieds dans mon visage ».

Alors que les victimes de violences policières et leur famille se retrouvent face à l’impunité policière et à la complicité de l’institution judiciaire, la crise sanitaire et économique tend à entraîner une multiplication des violences et la répression à l’égard des populations des quartiers populaires, ainsi que des mouvements sociaux. C’est pourquoi, face aux attaques répressives contre notre camp social il est fondamental de se mobiliser contre les violences policières et le racisme.




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