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Violences policières

Violences policières. Des agents de la BAC passent à tabac un jeune homme menotté au sol

A Montpellier, un jeune homme menotté au sol et interpellé a été violemment frappé par des agents de la BAC. Libération, à l'origine de la publication des vidéos, révèle qu'il est aujourd'hui poursuivi pour "violences contre agents" et "outrages".

vendredi 19 novembre

Crédits photos : AFP

Dans la nuit du 17 au 18 septembre 2021, vers 6 heures du matin des jeunes fêtards taguent des marches place de la Comédie à Montpelier. Rapidement des agents de la BAC arrivent en trombe en civil et injurient le groupe comme le rapportent les témoignages publiés par Libération. Les policiers deviennent très vite plus violents, “frappant sur le dos” le détenteur des feutres, qui reçoit par la suite “des coups au visage”. Face à cette scène, des passants essaient de s’interposer.

La vidéo dont dispose Libération, met en évidence la violente riposte des policiers, notamment sur l’un des passants qui cherche à protéger une autre femme. Nous pouvons très clairement apercevoir un agent porter des coups de poing au visage d’un homme menotté, qu’on retrouve quelques secondes par la suite au sol inconscient, “il est par terre, il est assommé”, décrit l’homme filmant les faits. Les policiers utilisent ensuite des gaz lacrymogènes pour éloigner les témoins.

On connait la suite des faits grâce à la vidéo d’une habitante. On y voit l’homme, encore inconscient, se faire embarquer. Cette interpellation a évidemment été traumatisante pour l’homme qui a fait l’objet de quatre jours d’ITT, selon son avocat. Et le certificat médical est éloquent : une lombalgie, un hématome au nez et une lésion à la dent, rapporte Libération. Les preuves de violences de la part de la BAC de Montpellier sont accablantes. Deux vidéos, une multitude de témoins et de témoignages, un certificat médical, une ITT, pourtant, une fois de plus la victime subit une double peine : l’homme tabassé va devoir comparaître au tribunal correctionnel pour “violence sur dépositaire de l’autorité publique” et “outrage”... !

Face à cette double peine, l’interpellé n’a pas souhaité porter plainte rapporte son avocat à Libération. Il a confié à son avocat ne plus avoir confiance en l’institution policière et se sent menacé de voir sa peine s’allonger s’il porte plainte... On le comprend, au regard du caractère de classe de la justice qui protège les policiers et criminalise leurs victimes. Ces faits viennent s’ajouter à la longue liste des violences policières pour nous rappeler que la police est une institution foncièrement répressive.




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