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Politique

Impunité policière

Violences policières : exigeons Justice et Vérité pour Babacar Gueye le 4 décembre à Rennes !

Six ans après la mort de Babacar Gueye, tué par un policier, la famille et les proches se battent toujours pour obtenir justice et vérité. Un rassemblement en hommage à Babacar et à tous les victimes de violences policières aura lieu samedi 4 décembre à 14h dans le quartier de Maurepas à Rennes, rue Guy Ropartz.

mardi 30 novembre 2021

Crédit photo : OUEST-FRANCE/ MARC OLLIVIER

Cela fera six ans ce 3 décembre que Babacar Gueye aura été tué de 5 balles par un policier, dans la cage d’escalier de son immeuble. Alors que celui-ci était sujet à des crises d’angoisse et d’auto-mutilation, son colocataire appellera alors les pompiers. Mais c’est une dizaine de policiers, dont 5 membres de la BAC, qui interviendront, et abattront Babacar de cinq balles. Alors que la thèse de légitime défense, avancée par les policiers, sera acceptée de manière expéditive par la justice, aboutissant sur un non-lieu, de véritables expertises, demandées par Awa Gueye, la sœur de Babacar, mettront près de 4 ans pour voir le jour. Ces dernières mettront en évidences d’importantes incohérences dans le récit des policiers : notamment, les balles n’ont pas été tirées de face, mais quatre de profil, et une de dos, mettant à mal la version policière affirmant que Babacar leur aurait foncé dessus. Malgré ces incohérences, le tribunal maintiendra la thèse de la légitime défense. Une conclusion absolument scandaleuse au vu de l’ampleur de ces dernières !

Une affaire qui fait écho à une autre sur la ville : Maeva, une accompagnatrice périscolaire de 21 ans, perdra la vie après s’être fait fauché en pleine nuit par une voiture de police, roulant à 70 Km/h en plein centre ville gyrophare et sirène éteinte. Ces deux policiers n’auront écopé que de 10 mois de prison avec sursis, amenant une nouvelle preuve de l’impunité policière dont ceux-ci bénéficient. Plus largement, les familles des victimes de la police n’obtiennent quasiment jamais réparation : la plupart de ces plaintes aboutissent sur des non-lieux ou des peines dérisoires pour les policiers, malgré certaines affaires pouvant durer plusieurs années.

Alors que les gouvernements successifs n’ont fait qu’accentuer les mesures répressives et multiplié les cadeaux à la police, et que ces présidentielles sont marquées par des surenchères de mesures racistes et répressives, il est d’autant plus important d’aller manifester le 4 décembre pour exiger justice et vérité pour Babacar et toutes les victimes de violences policières !



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