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Notre classe

Contre la répression à la RATP

Vitry. Pour François et contre la répression, des centaines de grévistes et soutiens bloquent le dépôt RATP

Ce jeudi matin 30 janvier, c'est plusieurs centaines de personnes qui se retrouvaient, dès 4h30 du matin, pour bloquer la sortie des bus, en soutien à François, machiniste de la RATP qui, poussé à bout par la pression scandaleuse de la direction, a tenté lundi de se suicider. Une raison de plus pour réaffirmer leur détermination à continuer la lutte contre la réforme des retraites.

jeudi 30 janvier

Ils font payer les grévistes

Depuis le début du mouvement, Vitry est l’un des lieux de rassemblement où convergent de nombreux autres dépôts pour lutter contre la réforme des retraites. Ce matin c’est autour d’une symbolique particulière que plusieurs centaines de grévistes et de soutiens à la grève, se retrouvaient une nouvelle fois pour bloquer la sortie des bus.

Si François, l’un des quatre grévistes qui sont dans le collimateur de la direction du centre, a été acculé à tenter de se suicider, c’est qu’il n’en pouvait plus de la pression exercée par une direction qui cherche absolument à faire payer le prix fort aux grévistes.

Une attitude du monde des dirigeants d’autant plus choquante quand on sait que, dans le même temps, la direction de la SNCF récompense par des primes substantielles, les cheminots qui n’ont pas fait grève. Une prime de corruption envers les non-grévistes transformés en « jaunes », d’un côté, et de l’autre, une répression confinant au harcèlement qui pousse à des actes extrêmes.

Notre réponse : solidarité et lutte

Ce sont donc des soutiens de plusieurs secteurs, mais aussi des élus qui sont venus témoigner de leur solidarité mais aussi de leur détermination pour continuer le combat. Comme l’affirme Khaled, travailleur de l’entreprise privée Dekra :« qu’on soit du privé ou du public, on doit être solidaire face aux patrons qui tentent de nous isoler pour pouvoir tapper plus fort ; ils veulent nous faire peur, ils envoient la police, ils nous matraquent. Personne ne peut être spectateur, on doit être acteur et se battre ; personne ne viendra nous sauver si ce n’est nous même, la classe ouvrière »

De la même manière, Yassine machiniste à Malakoff exprimait aussi sa solidarité avec François et avec tous ses camarades réprimés en affirmant : « pour chaque camarade qui passera en disciplinaire, je me mettrai en grève »

Ce matin, à Vitry, s’est encore une fois exprimée la solidarité des grévistes et de tous leurs soutiens rappelant aux patrons qui bafouent le droit de grève, aux policiers qui n’ont pas hésité à matraquer, gazer, tabasser ou arrêter les grévistes, que toucher à un gréviste, c’est toucher à tous ceux qui se battent contre ce projet de réforme que veut nous imposer ce gouvernement libéral.
Encore, une fois le camp des travailleurs a rappelé que personne ne serait laissé seul face à des directions qui brandissent la pression, les convocations, la menace. Soyons nombreux aux rassemblements en soutien à Ahmed à Flandre et à Alex à Vitry, lundi 3 Février, tous deux convoqués pour des entretiens préalables à révocation !




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