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Notre classe

Après les Whirpool et Gaël Quirante

Yannick, cheminot, viré pour avoir appliqué les procédures de sécurité : Pénicaud confirme !

Après les Whirpool et Gaël Quirante, Muriel Pénicaud continue sa série de licenciement illégaux. C'est au tour de Yannick, cheminot de Rennes, de subir les foudres de la ministre. Le motif ? Avoir déclenché les procédures de sécurité lors d'une action durant la bataille du rail, alors qu'une personne, qui s'est avéré être un policier, était sur les voies.

jeudi 16 mai

En Juillet 2018, la SNCF s’était lancé dans une procédure de licenciement contre Yannick, cheminot de Rennes. Une véritable procédure politique, Yannick étant syndiqué à Sud Rail, élu du personnel, et actif lors de la bataille du rail. Mais c’est en début de semaine que l’affaire s’est aggravée : Muriel Pénicaud, ministre du travail, a en effet confirmé le licenciement de Yannick !

Retour sur les faits : Yannick, agent de manœuvre à la gare de Rennes, aperçoit des personnes sur les voies lors d’une action lors de la bataille du rail. Après coup, il s’avérera qu’il s’agissait de policiers. Yannick applique alors immédiatement les procédures de sécurité, obligatoires sous peine de « faute professionnelle grave » dans ce genre de cas, et stoppe la circulation afin d’éviter un drame. C’est là que la direction de la SNCF saisit la balle au bond pour chercher à se débarrasser d’un militant syndical combatif : La direction reproche à Yannick d’avoir « entravé la circulation » délibérément.

Presque un an après, Muriel Pénicaud vient donc clôturer cette procédure de licenciement honteuse, en donnant raison à la SNCF ! Une position politique claire qui s’inscrit dans la continuité des licenciements des Whirpool et de Gaël Quirante, postier du 92 en lutte depuis plus d’un an. Une décision politique qui n’est par ailleurs pas anodine, alors que la SNCF est aujourd’hui dans une fuite en avant répressive contre tout les cheminots combatifs, comme en atteste les procédures de licenciement en cours, avec par exemple les cas de Linda et d’Eric, et alors qu’une nouvelle vague de suicides touche les salariés de la SNCF.




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