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Yemen. Une frappe aérienne de la coalition armée par les Etats-Unis tue au moins 70 personnes

Vendredi dernier, au moins 70 personnes ont été tuées et plus de 130 blessées par une frappe aérienne menée par la coalition dirigée par l'Arabie saoudite sur une prison au Yémen. Ce bombardement s’inscrit dans un contexte d’escalade des hostilités, malgré les promesses d’apaisement par le président américain.

lundi 24 janvier

Crédits photo : AFP

Après des années de conflits, le Yémen est toujours la cible des agressions de ses voisins et des États-Unis. Vendredi dernier, au moins 70 personnes ont été tuées et plus de 130 blessées par une frappe aérienne menée par la coalition dirigée par l’Arabie saoudite. Cette attaque, la dernière d’une longue série, a cette fois pris pour cible une prison dans le nord-ouest du pays, territoire contrôlé par les Houthis.

La coalition dirigée par l’Arabie Saoudite et dont les émirats arabes font partie a nié, malgré les accusations des ONG et de l’ONU, toute implication dans cette attaque, qui survient dans le contexte d’une escalade du conflit au Yémen. Plus tôt, la semaine passée, une attaque avait été menée par les Houthis contre Abu Dhabi, la capitale des Émirats arabes unis.

Malgré la campagne de Joe Biden sur la fin des conflits au Yémen, force est de constater combien les États-Unis restent impliqués dans le maintien des hostilités. Lors d’une conférence de presse mercredi dernier, Biden a déclaré : « pour mettre fin à la guerre au Yémen, il faut que les deux parties soient impliquées pour le faire. Et ça va être très difficile ». Les commentaires interviennent un mois après que son administration a approuvé 650 millions de dollars de ventes d’armes à l’Arabie saoudite par l’intermédiaire du Congrès, sous prétexte que les armes étaient à des « fins défensives ». Les projets de l’administration Biden de mettre fin à la guerre au Yémen et d’avancer dans le « pivot vers l’Asie » semblent dès lors bien lointains.

Les victimes de cette guerre, maintenue par les gouvernements impérialistes, sont en très grande majorité civiles. En décembre 2020, les Nations Unies ont signalé que le conflit avait causé environ 233 000 morts, dont 131 000 de causes indirectes telles que le manque de nourriture, de services de santé et d’infrastructures. Des dizaines de milliers de Yéménites ont été tués ou blessés en conséquence directe des combats, dont plus de 10 000 enfants.

En solidarité avec la lutte du peuple yéménite, il est primordial de dénoncer les attentats les bombardements et les ventes d’armes qui ne font que servir le profit capitaliste au détriment de vies humaines, ainsi que d’exiger la fin du blocus criminel qui empêche la livraison de nourriture et de fournitures médicales. En même temps, il faut défendre le droit du peuple yéménite à l’autodétermination face à l’ingérence étrangère qui lui refuse une voie indépendante pour sortir de cet horrible conflit.



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