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La Izquierda Diario
2 de mars de 2019 Twitter Faceboock

Correspondance 
La gauche argentine mobilisée devant l’ambassade des États-Unis contre le coup d’État au Vénézuela
Julien Anchaing

Dans le cadre de leur campagne internationaliste, le PTS (Parti des Travailleurs Socialistes) ainsi que le PO (Parti Ouvrier) et IS (Gauche Socialiste) se sont mobilisés avec d’autres forces de gauche (comme le Nouveau Mas et le MST) devant la centrale diplomatique américaine à Buenos Aires. Notre correspondant en Argentine, Julien, fait un retour sur la situation. 

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Entre les chants “Dehors les impérialistes, l’Amérique Latine sera socialiste”, les représentants des différents partis de la gauche révolutionnaire argentine ont pris la parole devant l’ambassade des Etats Unis à Buenos Aires pour dénoncer l’intervention impérialiste organisée par Washington et le président auto-proclamé Juan Guaido. Les orateurs ont rappelé l’hypocrisie que représente le discours de Trump, Bolsonaro ou même Macron, usant de la démocratie et des droits de l’homme pour couvrir leur ingérence alors qu’ils sont responsables de l’oppression des peuples à échelle internationale, comme par exemple à travers l’organisation historique de coups d’Etat sur toute l’Amérique Latine.

Christian Castillo, pour le Parti des Travailleurs Socialistes (PTS) a déclaré “Cette action est organisée face à l’ambassade d’un pays qui a une longue histoire d’interventions en Amérique Latine. Après avoir conquis la moitié du territoire du Mexique, et avoir envoyé encore et encore sur tout le XIXe et XXème siècle ses troupes pour écraser des gouvernements qui n’obéissaient pas aux ordres des États-Unis”. Il a aussi rappelé l’échec de la tentative de coup d’Etat contre la révolution cubaine dans l’opération de la Baie des Cochons, ou encore le coup de 2009 de Manuel Zelaya au Honduras, appuyé par le gouvernement Obama. 

L’Argentine a elle même senti dans sa propre chair l’intervention des États-Unis, notamment durant la dictature alignée à Washington qui avait pris le pouvoir en 1976 et qui a fait près de 30 000 disparus. 

En dénonçant pendant la manifestation l’idée d’un prétendu “dialogue”, option que défendent Macron, le parlement européen et l’Eglise Catholique, Castillo a rappelé que cette solution était celle de ceux qui soutenaient l’ingérence politique et économique du Vénézuela autant que Trump. “Toute la classe ouvrière doit être claire. Si la tentative impérialiste triomphe, tous les gouvernements réactionnaires du continent seront dans une meilleure position pour imposer les plans du FMI et pour appliquer des réformes du travail d’hyper exploitation, ou des réformes des retraites.” 

Les différents intervenants ont rappelé que leur action ne représentait en aucun cas le fait d’épauler le gouvernement de Maduro “Lorsque nous répudions la tentative de coup d’Etat impérialiste, ceci n’implique aucun soutien politique envers le régime Bolivarien, qui est responsable d’avoir mené le peuple vénézuélien vers une fin mortelle”. Maduro, tout comme Chavez, ont gouverné en faveur des grandes multinationales et ont continué à payer centime par centime la dette extérieure, alors que la majorité des vénézuéliens vivent avec moins de 6$ par jours.

L’opposition pro-américaine essaie de capitaliser sur le mécontentement populaire généré par l’austérité chaviste. Mais si les impérialistes réussissent leur opération, l’opposition ne fera que permettre la réalisation du plan de recolonisation du Vénézuela et du sous-continent organisé par l’administration Trump, qui ne fera qu’apporter plus de misère et d’austérité aux peuples latino-américains.

Les intervenants ont dès lors rappelé que la seule alternative est celle de mobiliser la classe ouvrière et les classes populaires contre la tentative de coup d’Etat impérialiste pour organiser un plan d’urgence de la classe ouvrière, qui inclue le non paiement de la dette extérieure, la nationalisation de l’industrie pétrolière (et non plus sous la forme d’une industrie semi-privée comme c’est le cas aujourd’hui), la liberté aux prisonniers politiques et le contrôle de la production et de la distribution par les travailleurs.

Christian Castillo a terminé l’action en disant “Ce sont les travailleurs et la gauche socialiste et révolutionnaire qui portent le drapeau de l’anti-impérialisme, parce que nous savons que la libération de notre continent n’aura lieu qu’à travers la construction de gouvernements ouvriers et de l’Union Socialiste de l’Amérique Latine, et non pas grâce à la bourgeoisie nationale qui finit toujours par capituler”.

 
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