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La Izquierda Diario
7 de mars de 2019 Twitter Faceboock

Le NPA doit en être
Elections européennes : pourquoi une liste anticapitaliste ?
Julian Vadis

Si l’illusion de Macron-Jupiter n’est plus qu’un lointain souvenir, force est de constater que, malgré le soulèvement des Gilets jaunes, LREM pourrait bien se retrouver une nouvelle fois en duel avec le RN de Marine Le Pen aux Européennes. Face à ces deux listes qui ne représentent que les deux faces d’une même pièce, un néo-libéralisme plus ou moins teinté de xénophobie, quelle réponse pour alternative pour notre camp social ? Pourquoi une liste anticapitaliste ?

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LREM en tête : Macron, ébranlé par les Gilets Jaunes, cherche le rebond

 
Si les articles de la presse dominante insistent sur la hausse de popularité d’Emmanuel Macron selon les derniers sondages, il n’en manque pas moins que le président jupitérien reste largement impopulaire. Difficile, il est vrai, de poursuivre la chute spectaculaire de Macron et son premier ministre depuis fin novembre dernier, tant la courbe tende sans cesse à la baisse. Pourtant, il y a un paradoxe. Alors que Macron est largement ébranlé par le mouvement des Gilets Jaunes, LREM sortirait soit en tête, soit au coude à coude avec le Rassemblement National des sondages pour les élections européennes.
 
Ce que les articles de presse tendent à ne pas mettre en avant, c’est ce qui sera vraisemblablement le grand vainqueur de l’échéance électoral : l’abstention. En effet, selon les dernières études, ce sont près de 55% des sondés qui annoncent qu’ils ne se rendront pas aux urnes en mai prochain.
 
Toutefois, il est clair qu’après plus de trois mois d’apnée avec le mouvement des Gilets Jaunes, Macron entend réaffirmer sa posture, retrouvé quelques airs jupitériens, par le biais d’une victoire électorale aux prochaines européennes. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si les multiples réunions que le président enchaine dans le cadre du Grand Débat National prend de plus en plus l’allure d’une campagne électorale. Plus que de chercher à une quelconque « consultation » à base de doléance, il s’agit avant tout de chercher à obtenir cette victoire électorale afin de légitimer, par les urnes, pour en finir avec la colère exprimée par les Gilets Jaunes.
 

« Progressistes » contre « nationalistes » ? Le besoin d’une alternative politique en toute indépendance de classe

 
Pour ce faire, Emmanuel Macron cherche à rejouer le coup de l’élection présidentielle. C’est à dire, se poser en seul rempart, soit disant progressiste, face à l’extrême droite. Une posture de façade, cherchant à résumer le choix sur un terrain excluant totalement les intérêts des classes populaires, des travailleurs et des précaires : Néo libéralisme progressiste ou nationalisme réactionnaire.
 
Plus généralement, cette élection européenne va donner la voie à un nombre incalculable de listes représentants pour l’écrasante majorité des partis soit au pouvoir, soit ayant œuvrer à l’alternance droite-gauche ces 30 années durant, soit à des listes réactionnaires, soit à des listes de gauche mais s’inscrivant dans une solution par les urnes s’inscrivant dans le système capitaliste. Face à ces alternatives, et alors même le mouvement des Gilets jaunes exprime de nouveau que seule la mobilisation, hors des clous et des journées saute-mouton, est à même d’imposer le rapport de force, il va sans dire qu’il est plus que nécessaire de donner une voie anticapitaliste à même d’exprimer cette radicalité. Une voie anticapitaliste pour nous compter, même si elle ne suffira pas à elle-seule, par les urnes, à renverser une société d’exploitation et d’oppression. 
 
Et c’est bien là que réside le réel enjeu à ce que d’autres voie puissent s’exprimer une voie anticapitaliste, en toute indépendance de classe, à la hauteur de la colère exprimée par de large franges du monde du travail et de la jeunesse émerge.
 

Des obstacles anti-démocratiques : Pour que le NPA en soit !

 
Mais à cet aspect du choix entre la peste et le choléra, entre Macron et Le Pen, s’ajoute d’autres obstacles anti-démocratiques. Et le plus grand, tout un symbole dans une Europe d’union des capitalistes du continent, n’est autre que l’aspect financier. Pour ne serait-ce que postuler à une telle élection, c’est à dire pour des aspects « hors campagne », la facture s’élève à un million d’euros. Ajouter à cela toutes la campagne, et la facture monte à 1,5 millions pour pouvoir être un minimum audible dans le débat. En bref, il s’agit avant tout d’un mécanisme visant à écarter les revendications du monde du travail, de la jeunesse, contre le racisme et les oppressions de genre, du devant de la scène.
 
Face à l’ensemble des obstacles anti-démocratiques imposées par leurs systèmes, le Nouveau Parti Anticapitaliste qui s’est présenté lors des 2 dernières élections européennes, doit recueillir pas loin de 1 millions d’euros pour être à même de se présenter. Oui, il y a besoin d’une autre voix ! Besoin que les exploités et opprimés contre l’Europe forteresse et xénophobe, contre l’Europe du Capital, pour une Europe des travailleurs et des peuples. Et il y a besoin des moyens financiers pour que le NPA se présente. Une campagne de souscription a été mise en place, à laquelle nous encourageons nos lecteurs à participer.

 
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