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La Izquierda Diario
23 de mars de 2019 Twitter Faceboock

Répression
VIDEO. Paris, acte 18 : des colonnes de policiers à moto pour fouiller les Gilets Jaunes
Max Demian

En plus des drones et marqueurs chimiques déployés pour la première fois, on assiste dans Paris à des contrôles opérés par des unités de police à moto, pour mieux traquer les manifestants et empêcher de manifester.

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Crédit photo : Rémy Buisine, Brut

Avec le renfort de l’opération Sentinelle, le gouvernement a monté un cap dans la répression, cherchant à instaurer un climat de terreur et envoyer un signal clair : le gouvernement cherche à reprendre le contrôle de la rue, par la force armée s’il le faut.

Après les revirements du gouvernement suite aux propos du gouverneur militaire de Paris, qui prévenait que l’armée pourrait éventuellement ouvrir le feu sur la foule, l’enjeu pour le gouvernement est aujourd’hui de réaliser une démonstration de force en vue d’une désescalade en reprenant le contrôle de la rue.

Pour ce faire, la dispositif sécuritaire a encore été renforcé depuis la semaine dernière. En plus des « habituels » canons à eau, lacrymos, grenades de désencerclement, la police dispose aujourd’hui de nouvelles technologies de répression : marqueurs chimiques, drones, poudre lacrymogène ; et d’un arsenal juridique élargi : amendes systématiques pour participation à une manifestation non déclarée, interpellations préventives. En plus du « contenu » qui se transforme, la forme de la répression a aussi été revu après la débâcle de l’acte 18 : il s’agit désormais, au risque de faire des blessés, d’aller au contact, ainsi que procéder à des interpellations préventives, prévenant toute forme de rassemblement – et donc amputant de fait le droit de manifester.

Dans cette optique, on pu voir circuler dans Paris, comme en attestent de nombreuses sources, des colonnes de policiers à moto, pratiquant à des interpellations et fouilles aux abords des points de rassemblement. Une pratique qui rappelle celles des « voltigeurs », une unité de flics à moto armés de matraques, frappant les manifestants en roulant à toute allure sur leurs engins, unités dissolues suite à la mort de Malik Oussekine en 1986, puis que le gouvernement a ressortir pour mater les Gilets Jaunes, certaines unités n’étant pas seulement équipées de matraques mais de flashball sur leurs motos.

L’arme est aussi psychologique, et c’est ce climat de terreur que cherche à instaurer le gouvernement, pour dissuader les manifestants : Paris quadrillée par des flics à moto, arsenal technique et judiciaire répressif accru, Champs-Elysées barricadé etc. Ailleurs en France, les interdictions de manifestation, à Nice ou Bordeaux, viennent exposer toute la fragilité d’un gouvernement qui, mis en échec dans le maintien de l’ordre, cherche à se relégitimer par une démonstration de force répressive.

 
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