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La Izquierda Diario
25 de mars de 2019 Twitter Faceboock

Répression
Multiplication des vigiles à Tolbiac : sur les facs aussi la répression est en marche
Pablo Morao

A Tolbiac depuis la semaine dernière ce sont des dizaines de vigiles supplémentaires qui ont été embauchés par la fac pour éteindre toute velléité de contestation, à l’heure où des mesures contre les étudiants étrangers sont à l’ordre du jour.

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Mardi dernier, les étudiants du Centre Pierre Mendès-France de l’Université Paris-1, mieux connu sous le nom de Tolbiac, ont eu la surprise de découvrir leur université transformée. Ce sont en effet des dizaines de vigiles supplémentaires qui ont été embauchés par la direction pour mettre un coup de pression aux étudiants de ce centre connu pour sa combativité.

Postés à une dizaine devant l’entrée pour contrôler les étudiants, et par pairs dans de nombreux recoins du centre : ascenseurs, entrées, etc… ces vigiles sont la réponse qu’a choisi d’apporter la Présidence de Paris-1 aux étudiants mobilisés, qui s’organisent depuis plusieurs mois pour dénoncer la hausse des frais d’inscription pour les étudiants étrangers.

Jusqu’ici, des vigiles supplémentaires étaient déjà engagés lors des journées de lutte pour tenter de réprimer toute tentative de mobilisation. Vendredi 15 mars, lors de la journée de mobilisation étudiante mondiale pour le climat, l’administration et ses vigiles s’en étaient ainsi pris physiquement à des étudiants tentant de bloquer le centre pour exiger une annulation des cours à la hauteur de l’événement. Mais désormais, cette présence assimilable à une véritable occupation policière de Tolbiac est devenue permanente.

Depuis une semaine, et de l’aveu de la majorité des étudiants, le climat sur Tolbiac est ainsi devenu extrêmement anxiogène en lien avec la volonté de prévenir toute velléité d’organisation des étudiants jusqu’aux partiels. La fac, et en particulier la présidence et la direction du centre PMF, semble ainsi décidée à employer les grands moyens. Un choix par ailleurs coûteux financièrement comme n’ont pas manqué de le relever de nombreux étudiants, évaluant le prix des vigiles supplémentaires à plusieurs centaines de milliers d’euros.

Un comble dans une université marquée par une pression sur les personnels justifiée par des problèmes budgétaires. Comme le notait Sud Education Paris 1 dans un communiqué de réponse à la Présidence, dénonçant la mobilisation étudiante : Rappelons enfin les illégalismes sur lesquels la présidence ferme par contre les yeux au quotidien dans notre université : des vacataires qui travaillent sans contrat, payé.e.s six mois voire un an après la fin de leur enseignement, des issues de secours condamnées dans certains centres, des effectifs en cours qui dépassent très largement les capacités maximales de sécurité des salles...Comment ose-t-elle dans ces conditions scandaleuses de travail et d’étude jouer sur la corde de la légalité ?

Face aux difficultés d’une université détruite par les politiques néolibérales contre lesquelles luttent étudiants et personnels, la Présidence, qui aime à se présenter sous un jour progressiste, fait donc le choix du tout répressif. Une situation qui est loin d’être isolée puisqu’on se rappelle que la même méthode avait été employée à Montpellier en octobre dernier pour prévenir toute mobilisation de même qu’à Nanterre.

Pour discuter de la situation sur la fac et de la mobilisation autour de la hausse des frais d’inscription pour les étudiants étrangers, les étudiants appellent à une Assemblée Générale demain 11h30 à Tolbiac. Une pétition contre le dispositif répressif a également était lancée en ligne et sur papier, et a déjà recueilli plusieurs centaines de signatures.

 
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