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La Izquierda Diario
29 de mars de 2019 Twitter Faceboock

Vers une sortie sans accord ?
Pour la troisième fois, le nouvel accord du Brexit rejeté par le parlement Britannique
Blas Giunta

Malgré la promesse sacrificielle de la premier ministre Theresa May, qui a assuré laisser son poste en cas d’une votation favorable à l’accord, le parlement britannique a décidé de rejeter une nouvelle fois l’accord de Brexit proposé par le gouvernement. Désormais un Brexit dur est une issue très probable..

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A la fin de la votation le travailliste Jeremy Corbin a appelé Theresa May à la démission et demandé la tenue des nouvelles élections. La crise gouvernementale bat son plein et malgré qu’une sortie sans accord soit une probabilité très réelle, nous ne pouvons pas mettre à l’écart les autres options qui restent latentes, comme un possible report du Brexit, ou la formation d’un nouveau gouvernement en vue de la faiblesse et les critiques incessantes dont Térésa May fait la cible.

L’accord a déjà été rejeté par deux reprises au mois de janvier et à la mi-mars. C’est donc un nouvel échec de la politique du gouvernement May, qui n’arrive pas malgré tous les compromis cherchés de leur part à consolider ses rangs, et ce même si l’écart des voix se réduit de plus en plus en faveur d’un accord. Les « alliés » du parti unioniste démocratique (DUP) peinent à accepter l’accord négocié par May à cause du « back-stop », pensé pour éviter le rétablissement d’une frontière physique entre l’Irlande du nord et l’Irlande du sud.

Le Royaume Uni devrait quitter l’UE le 12 avril si un accord n’est pas trouvé entre temps ou si le gouvernement décide de ne pas participer aux élections européennes. Si cela c’est le cas, un long report du Brexit serait envisageable et la sortie serait prévue vers début 2020. Au vu des faiblesses du gouvernement May, un appel aux élections et la formation d’un nouveau gouvernement pourrait remettre un nouvel accord avec Bruxelles sur la table de négociations. L’annulation est désormais une option peu probable voire nulle pour ce gouvernement.

Malgré une pétition en ligne qui a recueilli plus de 6 millions de signataires en demandant l’annulation du Brexit, le gouvernement britannique l’a rejeté en déclarant : « Nous honorerons le résultat du référendum de 2016 ». L’accord aurait prévu une sortie à partir du 22 mai avec une période de transition jusqu’à 2020. Le président du conseil européen Donald Tusk a appelé à une réunion extraordinaire le 10 avril pour examiner les points de litige sur l’accord.

Une sortie sans accord représenterait la victoire du camp le plus réactionnaire et conservateur, rien de bon en perspective au pays du contrat zéro heures. Mais défendre l’union européenne aux quatre vents, ce n’est pas non plus une solution pour le travailleurs britanniques ni pour le reste des populations européennes, derrière cette pseudo liberté démocratique se cache le rouleau compresseur ultra libéral du capital financier européen. Peu importe l’issue de cette crise ça sera à la population britannique de payer les pots cassés de la crise qui traverse le capitalisme anglo-saxon. Contre l’austérité et la crise économique, seule la mobilisation des travailleurs et des classes populaires, unis au niveau européen autant contre les populismes réactionnaires et conservateurs que contre les politiques ultra libérales prônées par Bruxelles, sera une solution.

Crédit photo : JOHN THYS / AFP

 
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