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2 de avril de 2019 Twitter Faceboock

Patrons-voyous
Un parachute doré de 36,8 millions d’euros pour le président exécutif d’Airbus
Ju Angio

Alors que l’entreprise licencie des milliers de travailleurs en Europe, 3700 selon les chiffres annoncés l’an dernier, le Président exécutif du groupe, Tom Enders part de l’entreprise avec un parachute doré de 36,8 millions d’euros.

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Alors que Airbus a annoncé l’arrêt de la production de l’A380 d’ici 2021, son directeur exécutif, Tom Enders, quitte le groupe le 10 avril prochain, avec 36,8 millions d’euros à la clé.

Prêt à tout pour faire repartir les ventes du modèle A380, le groupe avait été poursuivi par les justices allemande, autrichienne, française, britannique et étasunienne pour « irrégularités » sur les commissions qu’Airbus versait à des compagnies aériennes en échange de commandes d’avions. En d’autres termes il s’agissait la d’affaires de corruption, et c’est d’ailleurs dès que les justices britannique et française ont été saisies, en 2016, que Tom Enders déclarait ne pas vouloir renouveler son contrat lorsqu’il toucherait à sa fin (en avril 2019, donc).

D’autre part, cette mauvaise passe dans les commandes d’avion Airbus a entraîné une vague de licenciements sans précédent dans toute l’Europe, dont le directeur exécutif est l’un des principaux artisans. Malgré des bénéfices de plusieurs milliards d’euros (2,9 en 2017), le géant de l’aéronautique avait annoncé que 3700 emplois au total serait supprimé courant 2018. C’est dans ce contexte de casse sociale et de précarisation de familles entières que Le Monde a dévoilé les estimations faites par Proxinvest concernant le parachute doré de Tom Enders à la fin de son contrat : 36,8 millions d’euros.

Ces 36,8 millions d’euros seraient constitués de 26,3 millions du chapeau retraite du président exécutif du groupe, de l’attribution d’actions à hauteur de 7,3 millions et enfin 3,2 millions au titre de la clause de non-concurrence valable un an – c’est à dire qu’Enders touche 3,2 millions d’euros pour ne pas travailler chez un concurrent d’Airbus durant l’année qui suit la fin de son contrat.

Ironie, Tom Enders déclarait en 2015 qu’il serait souhaitable d’embaucher les travailleurs immigrés en dessous des seuils de rémunération minimaux afin que ceux ci puissent bénéficier d’une « intégration réussie » au sein des pays européens, en l’occurrence l’Allemagne. Ce qui cachait bien évidemment une volonté de payer toujours moins les travailleurs étrangers en les exploitant toujours plus…

Ainsi, c’est le comble de l’hypocrisie que de voir Tom Enders sauter en plein vol de l’entreprise Airbus avec un parachute doré de dizaines de millions d’euros alors que des milliers de travailleurs ont été licenciés et plongés dans la précarité par ce même président exécutif.

 
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