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7 de juin de 2019 Twitter Faceboock

Violence machiste
Seine Saint-Denis. Une femme agressée au couteau par son conjoint perd son fœtus
Adrien Balestrini

Dans la journée de mercredi, une femme a été victime d’une tentative de meurtre au couteau de la part de son conjoint. Elle avait déjà dénoncé deux ans auparavant les violences dont elle était victime, sans résultat.

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Alors qu’elle avait déjà fait appel à la police concernant les violences dont elle était victime, une trentenaire habitante de Villetaneuse en région parisienne s’est retrouvée gravement blessée par des coups de couteau donnés par son mari, alors que cette dernière était enceinte de quelques mois. Blessée au thorax, à l’abdomen, aux bras et aux jambes, la jeune femme a réussi à s’échapper chez sa voisine qui a averti la police. A l’hôpital, son état s’est stabilisé, mais le fœtus n’a pas pu être sauvé.

Le conjoint s’est rendu le soir-même au commissariat. Selon une proche de la victime, la jeune femme avait déjà porté plusieurs fois plainte pour violence à son égard en 2017. Les plaintes n’ont abouti que sur une simple journée de sensibilisation sur les violences conjugales. La faible prise en charge lors des premières plaintes fait aussi partie des causes qui ont permis à ces violences de continuer.

Une femme tombe tous les deux jours, pas une de plus !

Cette histoire horrible à plusieurs égards n’est pourtant pas rare, et même trop courante pourrions-nous affirmer. Si nous prenons en compte les chiffres des associations de luttes contre les violences faites aux femmes, une femme tombe tous les deux jours sous les coups de son conjoint. Les féminicides n’étant pas reconnus par la loi en France, il est difficile d’avoir des chiffres officiels. D’autant que le pouvoir en place et ses relais sont, comme nous l’avons vu, des freins à la prise en charge de ce genre d’affaires.

Ce constat montre bien que les violences machistes ne sont pas des affaires individuelles mais bien collectives, et qu’elles appartiennent au système qui réactualise chaque jour l’oppression des femmes. C’est pour cela que nous devons mettre en place une lutte collective qui oblige les pouvoirs publics à prendre en charge les conséquences des violences machistes, mais aussi la précarité des femmes qui sont souvent obligées de rester chez leur conjoint violent sans moyens de s’en sortir.

Crédit photo : LP/C.S.

 
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