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La Izquierda Diario
1er de juillet de 2019 Twitter Faceboock

Coupe du monde féminine
Megan Rapinoe, capitaine de l’équipe américaine, figure LGBT et opposante à Trump
Louise Mercier

Véritable star du football outre Atlantique, Megan Rapinoe fait à présent parler d’elle de l’autre côté de l’Atlantique au cours de cette Coupe du Monde où elle continue d’afficher son opposition à Donald Trump.

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En huitième de finale de la Coupe du Monde face à l’Espagne, la capitaine de l’équipe américaine avait fait parler d’elle en refusant de chanter l’hymne américain. Elle a réitéré son acte vendredi dernier face à la France. Ce boycott de l’hymne n’est pas une première pour la footballeuse : c’est une habitude depuis l’élection de Trump en 2016. Megan Rapinoe est une joueuse qui porte haut et fort ses convictions politiques.

Une figure LGBT

En plus d’être une joueuse exceptionnelle, Megan Rapinoe est une véritable icône LGBT aux États-Unis. Elle est une des premières footballeuses célèbres à « sortir du placard » en faisant un coming out public en 2012 lors des Jeux Olympiques de Londres. Depuis, elle affiche publiquement son couple avec la basketteuse professionnelle Sue Bird et les deux athlètes ont posé pour la une du magazine américain ESPN, une première pour ce magazine qui n’avait jamais publié un couple homosexuel en une.

En juin 2018, elle s’associe au projet « Play Proud », un projet qui a pour but d’inclure davantage la communauté LGBT dans le monde du football. Dans un entretien donné à Yahoo Sports, elle se décrit comme étant « a walking protest » ( une « manifestation sur pattes »). Dans ce même article, elle conclut en déclarant « Comme je suis douée, j’ai le droit d’être là où je suis, personne ne peut me dire si j’ai le droit ou pas, C’est une sorte de "fuck you" à toutes sortes d’inégalités ou de mépris que Trump fait peser sur les gens qui ne sont pas exactement comme lui ».

« I’m not coming to the fucking White House » : une fervente opposante à Trump

En 2016 déjà, le joueur de football américain Colin Kaepernick s’était mis tout les républicains et autres réactionnaires de tout bords à dos en s’agenouillant lors de l’hymne national en protestation aux violences policières. Megan Rapinoe lui avait emboité le pas quelques jours après lors d’un match contre Seattle, faisant d’elle la première athlète blanche à suivre Kaepernick. A ce propos, elle avait déclaré « « En tant qu’homosexuelle américaine, je sais ce que signifie regarder le drapeau et sentir qu’il ne protège pas toutes vos libertés ».

Un peu avant la Coupe du monde, elle s’était attirée les foudres de Trump - qu’elle avait déjà qualifié de « raciste » et de « misogyne », en annonçant qu’en cas de victoire de l’équipe américaine, elle « n’irait pas à la putain de Maison Blanche »,. Sa coéquipière et co-capitaine de l’équipe nationale, Alex Morgan, avait également déclaré qu’elle refuserait de rencontrer le président américain si les Américaines gagnaient la compétition.

Loin de s’arrêter à une opposition à Donald Trump spécifiquement, Megan Rapinoe à toujours protesté contre les inégalités de manière générale, comme par exemple quand, le 8 mars dernier, elle et 27 autres joueuses américaines ont porté plainte contre la Fédération américaine de football pour « discrimination liée au genre », et par extension l’inégalité salariale entre les joueurs et les joueuses.

 
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