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La Izquierda Diario
26 de juillet de 2019 Twitter Faceboock

Toujours du mépris !
Pas de « prime canicule » pour les hospitaliers : tout va bien pour Buzyn !

Durant les fortes chaleurs, les hôpitaux ont, comme souvent, dû faire face à une hausse de la fréquentation, dans des conditions toujours plus précaires. De son côté, la ministre de santé estime que tout va bien et refuse donc d’accorder une « prime canicule » comme en 2003.

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C’est en début de semaine, alors qu’une nouvelle vague de chaleur était annoncée, que le syndicat Force Ouvrière a adressé une lettre ouverte à la ministre de la santé Agnès Buzyn demandant la mise en place d’une « prime canicule » pour le personnel hospitalier. En effet, durant les canicules, les charges de travail augmentent particulièrement, et à ce titre, une prime de ce type avait été accordée en 2003 durant l’une des plus fortes canicules ayant touché la France.

Aujourd’hui, alors que la ministre a elle-même annoncé que la seconde canicule estivale sera cette fois plus forte qu’en 2003, elle estime qu’une prime n’est pas discutable. Précisant que pour elle « les urgences ne sont pas débordées par la canicule » ! De plus elle se félicite d’avoir activé le plan canicule qui serait donc suffisant.

En réalité, le plan canicule déclenché par le gouvernement est tout d’abord loin d’être suffisant, et surtout il est bien souvent impossible à appliquer au vu des équipements, mais également des moyens humains disponibles dans les hôpitaux actuellement. Pour ce qui est faisable, cela demande logiquement plus de travail pour le personnel en service. Concernant la hausse de fréquentation, de nombreux cas ont été relevés à travers la France, notamment dans des zones où peu de médecins exercent, poussant ainsi les populations affectées vers les urgences !

Finalement, Agnès Buzyn montre à nouveau qu’elle se trouve à mille lieux des réalités sociales. La visite dans un EHPAD avec Édouard Philippe ne suffit pas à créer l’illusion, et cette mise en scène, avant les vacances du gouvernement, ne berne personne. Alors que depuis plusieurs mois, plus de 200 services hospitaliers sont en grève, Buzyn ne veut rien savoir. Car ce n’est pas seulement lors des épisodes caniculaires que les hôpitaux sont dans le besoin, et cela les milliers de grévistes l’ont revendiqué tout le long de leur bataille pour un service public de qualité.

Au-delà de cette prime, les travailleuses et travailleurs des hôpitaux ne pourront pas continuer longtemps à exercer dans ces conditions, et à toutes les échelles les besoins sont nombreux : matériels, humains… Il faut donc plus de moyens afin de fournir des équipements adaptés pour accueillir dans de meilleures conditions les malades pendant, mais aussi en dehors des canicules. Enfin, lorsque l’on voit les augmentations de charges de travail qu’imposent les conditions du ministère, on ne peut que penser à répartir ces heures salariées, afin de ne pas faire peser ces tâches nécessaires et vitales que sur quelques personnes par service. Loin des mesurettes et des "conseils de grand-mère" que propose le gouvernement, les canicules pourraient être abordées en augmentant le nombre de personnels soignants, tout en diminuant les heures de travail de chacun, et avec un salaire équivalent – cela permettrait de préserver leur santé, et la nôtre.

 
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