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La Izquierda Diario
8 de août de 2019 Twitter Faceboock

Violences policières
Qui a tué Steve ? Le préfet porte plainte contre un tweet "diffamatoire" de Claude Sérillon
Petra Lou

Si le préfet de Loire Atlantique refuse d’être accusé responsable dans l’affaire, tout le monde se refile la patate chaude dans la macronie. On sait que la colère gronde dans tout le pays, et après les violences policières dans les banlieues, dans les manifs des Gilets Jaunes, la mort d’un jeune homme qui dansait le soir de la fête de la musique acte un divorce très profond entre ceux d’en haut et ceux d’en bas.

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Ce mercredi, le préfet de Loire Atlantique Claude d’Harcourt, a annoncé qu’il allait déposer plainte contre le journaliste Claude Sérillon, au sujet du tweet que ce dernier avait publié dimanche dernier où il accuse le préfet d’avoir "décidé que la vie d’un homme pouvait être effacée".

"Le tweet de Claude Sérillon est diffamatoire. @Prefet44 déposera plainte" a répondu la préfecture de Nantes mercredi au tweet de l’ex-présentateur du plateau de France 2, en précisant plus tard que le préfet Claude d’Harcourt allait "bénéficier de la protection fonctionnelle du ministère de l’Intérieur".

Mises en garde, plaintes contre ceux qui ont fait la fête, ou encore ceux qui osent faire porter la responsabilité au préfet sur les réseaux sociaux : justice et vérité pour Steve ne semblent pas être à l’ordre du jour pour ceux d’en haut, qui se préoccupent plus de la dégradation des locaux LREM ou des réseaux sociaux, que de la mort d’un jeune homme de 24 ans. Après "Où est Steve ?" c’est désormais "Qui a tué Steve ?" qui revient énormément dans les réseaux sociaux ou encore scandés dans les derniers rassemblements et manifestations en hommage au jeune nantais dont le corps a été retrouvé et identifié. Le gouvernement est bien conscient de la colère qui résonne dans tout le pays, c’est désormais l’heure de se refiler la "patate chaude" : une affaire très sensible qui remettrait "potentiellement" en cause la responsabilité de "partenaires institutionnels habituels du tribunal de grande instance de Nantes" explique le procureur général auprès de la cour d’appel de Nantes, après que deux juges d’instruction aient fait la demande d’être dessaisis de l’affaire dès le 30 juin, jour de l’ouverture de l’enquête pour un "homicide involontaire", un cas rarissime de la part de la Justice selon Le Figaro.

De son côté, l’IGPN minimise la portée de son enquête et repousse les résultats, tout en continuant à soutenir les policiers. L’une des plus hautes responsables de l’IGPN, la directrice Brigitte Jullien appelle à la retenue et soutient des moyens légitimes d’emploi de force ce 21 juin à Nantes, justifiant par là-même les violences commises ce soir-là. Contre la répression et ces violences policières qui ont tué plusieurs jeunes racisés dans les banlieues, éborgné et mutilé de nombreux Gilets Jaunes et tué un jeune qui dansait le soir de la Fête de la musique, il est urgent de relever la tête, dans une mobilisation tous ensemble, pour dénoncer ces morts.

crédit photo : Photo Loïc Venance / AFP

 
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