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La Izquierda Diario
16 de novembre de 2019 Twitter Faceboock

Pour l’anniversaire des Gilets jaunes
Acte 53. Point à la mi-journée : blocages, barricades, répression et interdiction de manifestation
Malik Despi

Blocage du périph’ parisien, dispositif policier, stations de métro fermées, répression, manifestation interdite à Place d’Italie, le point à la mi-journée sur l’acte 53 anniversaire des Gilets jaunes.

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Crédit photo : @ChristopheGueugneau sur Twitter

Le dispositif policier déployé, avec 180 motos et la préfecture de police a interdit les rassemblements sur les Champs-Elysées, au Trocadéro, à la Tour Eiffel, autour de la gare Saint-Lazare, ainsi qu’au bois de Boulogne et au Bois de Vincennes. L’ensemble des effectifs de police sont par ailleurs mobilisées sur tout le territoire, à l’instar des unités les plus brutales, les Brigades Anti-criminalité (BAC) et les Brigades de répression de l’action violente motorisées (BRAV).

Sur les coups de 13h, le gouvernement et la préfecture de police de Paris a annulé la manifestation au départ de Place d’Italie avant même qu’elle ne débute. En somme, les relais du gouvernement comptent briser l’anniversaire des Gilets jaunes sous prétexte de « débordements » que les forces de police eux-mêmes ont provoqués. Selon le parisien « la préfecture de police de Paris annule la manifestation qui devait partir de la place d’Italie, du fait des débordements. » L’objectif est d’encercler et d’empêcher les manifestants de poursuivre le dérouler de la manifestation. Une nouvelle remise en question du droit à manifester déjà largement remis en question cette dernière année par Macron.

Ce matin, déjà des interdictions de manifester, le réseaux RATP verrouillé.

Sur ordre de la préfecture de police, la RATP a également fermé au public des dizaines de stations de métro et RER : ligne 1 Tuileries, Argentine et Georges V ;Ligne 1/13 Champs Elysées Clémenceau ; Ligne 1/2/6/RER A Charles de Gaulle Etoile ; Ligne 1/9 Franklin D.Roosevelt ; Ligne 1/8/12 Concorde ; Ligne 3/9 Havre-Caumartin ; Ligne 3/7/8 Opéra ; Ligne 8/13/RER C Invalides ; Ligne 9 Saint Augustin, Saint Philippe du Roule, Iéna et Alma-Marceau ; Ligne 9/13 Miromesnil ; Ligne 10 Vaneau ; Ligne 12 Assemblée Nationale, Solférino ; Ligne 13 Varenne ; RER A Auber ; RER C Pont de l’Alma, Champs de Mars et Tour Eiffel.

Dans un Paris sous haute surveillance, les forces de répression ont systématiquement fouillé et contrôlé les passants, et le simple fait d’être en possession d’un gilet jaune, comme témoigne ce retraité qui a pris une amende de 135€ après s’être fait contrôlé à un arrêt de bus.
Mais cela n’a pas empêché les Gilets Jaunes qui s’étaient donné rendez-vous dès le matin dans la capitale, de bloquer le périphérique de Porte de Champerret jusqu’à Porte de Clichy, en chantant des slogans anticapitalistes.

Vers midi, les manifestants se sont retrouvés Place d’Italie, où la police a nassé et utilisé des grenades lacrymogènes pour empêcher la manifestation de quitter la place. Des barricades ont été monté, tandis que les portes du Centre Commercial ont été détruites, et deux voitures ont été brûlées dont un véhicule de la mairie de Paris.

La préfecture de police a interdit la manifestation initialement autorisé vers 14h, qui devait partir de la Place d’Italie pour rejoindre la Gare du Nord, et utilise maintenant des canons à eau contre les manifestants.

La préfecture annonçait à midi 41 interpellations, 1500 « contrôles préventifs », 5 « procès verbaux sur périmètre interdit », la saisie de masque à gazs qualifié « d’armes par destination » par la police. Un manifestant a été blessé à l’œil en début d’après-midi par une grenade de désencerclement Place d’Italie.

Des occupations sont également annoncées dans la journée chez Ikea (Madeleine), Nike (Forum des Halles), H&M (rue La Fayette) et dans un Apple Store. Des rassemblements sont programmés dans plusieurs grandes villes dont Bordeaux, Lille, Lyon, Marseille, Nantes et Toulouse. Des appels à réinvestir les ronds-points, avec ou sans blocages, ont également été lancés à Besançon, Calais, Colmar, Dole, Dunkerque ou Montpellier. Des barrages au péage de Virsac en Gironde sur l’A10 ont été mis en place, un péage qui avait déjà été détruit en novembre 2018. D’autres actions sont également prévues au niveau des sorties d’autoroutes sur l’AZ dans le Vaucluse ou sur l’A47 dans la Loire.

A Grenoble, une manifestation unitaire doit réunir syndicats, « gilets jaunes » et associations, avec l’objectif de préparer la grève interprofessionnelle et reconductible du 5 décembre contre la réformes des retraites.

 
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