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La Izquierda Diario
7 de décembre de 2019 Twitter Faceboock

Acte 56
4 000 Gilets jaunes, enseignants, cheminots, jeunes et syndicalistes convergent à Toulouse
Julian Vadis

Ce samedi 7 décembre, pour l’acte 56 des Gilets jaunes, le cortège de toulousain a pris des accents de convergences. Au total, après la jonction de deux cortèges, 4 000 personnes ont manifestés, malgré la répression.

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C’est un rebond évident par rapport aux samedis précédent, et il ne fait guère de doute que la journée de grève du 5 décembre n’y est pas étrangère. Ce 7 décembre, pour l’acte 56 des Gilets jaunes à Toulouse, deux appels à manifester étaient lancés. Celui, désormais traditionnel, des Gilets jaunes et auquel se sont rendus directement une centaine d’enseignants et un cortège jeune de lycéens et étudiants, place Wilson. Un second appelé au départ d’Arnaud Bernard, à l’appel des syndicats, rallié dans un premier temps par les cheminots. Au point de rendez-vous du départ du cortège place Wilson, les étudiants et lycéens ont tenu à afficher leur solidarité avec Odile Maurin, Gilet jaune condamnée la veille à deux mois de prison avec sursis, un an d’interdiction de manifester et de lourdes amendes et tou.te.s les victimes de l’acharnement judiciaire.

C’est ensuite sur les boulevards toulousains, entre la place Wilson et Arnaud Bernard, que les deux cortèges ont convergé, dans une ambiance combative et déterminé et au cris de « Tous ensemble, Grève Générale ! ». Dans ce cortège unifié, ce sont 4 000 personnes qui ont ainsi battu le pavé à Toulouse, pour cet acte 56. Très vite, la répression policière, visant explicitement à briser cette convergence dans la rue, a frappé. L’objectif étant, bien entendu, de disloquer le cortège en petits groupes, comme nous le voyons à longueur de samedi depuis de long mois.

Construire la convergence et la grève dans la durée : La nécessité de l’auto-organisation

Comme ailleurs dans l’hexagone, les velléités de convergences entre les secteurs mobilisés étaient palpable, ce 7 décembre à Toulouse. Un effet évident de la réussite du 5 décembre, et une nécessité qui apparaît essentielle au yeux de l’immense majorité de celles et ceux qui luttent aujourd’hui, dans la grève et dans la rue.

Les ingrédients pour un tous ensemble sont réunis. Il s’agit maintenant de le construire, d’amplifier l’auto-organisation. C’est à dire la mise en place d’assemblées générales décisionnaires sur les lieux de travail et d’études d’une part, et la construction de cadres de coordination entre les différents secteurs, centralisant les décisions sous contrôle des grévistes eux-mêmes.

Le gouvernement cherche à diviser le mouvement, comme le montre l’intervention d’Édouard Philippe qui s’adresse aux cheminots, RATP et enseignants, en leur proposant des miettes à négocier.

Comme le dit Gaëtan, ouvrier dans la sous-traitance aéronautique, militant CGT et de Révolution Permanente, « pour pas se laisser diviser, la clé, c’est de faire des assemblées générales interprofessionnelles. Pour qu’on décide tous ensemble, de quand, comment on veut lutter, de quelles sont nos revendications qui ne peuvent être moins que la victoire. Qui ne peut pas être moins que le retrait total de cette réforme, pour commencer ».

 
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