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17 de décembre de 2019 Twitter Faceboock

Les premiers manifestants sont à Nation et les derniers n’ont pas quitté Répu
Manif parisienne. Enorme "cortège de tête" de grévistes auto-organisé.es
Jean-Patrick Clech

Une chose est sûre. Par-delà les chiffres de la Préfecture sur l’ensemble de la manif parisienne, la tête de cortège, ce mardi, est ultra-combative et constituée de plusieurs dizaines de milliers de grévistes de la SNCF, de la RATP et, surtout, de l’Education, déterminés à faire plier le gouvernement.

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Un début de manifestation ultra combative, animée par les militants et les militantes de la grève qui se retrouvent au sein de la Rencontre Interpro de Saint-Lazare. La « tête de la tête de cortège », animée par plusieurs personnalités en pointe du mouvement, dont Anasse Kazib, est des plus déterminée. « On ira jusqu’au retrait ! », c’est le slogan que l’on entend le plus. Et pour cela, les grévistes se sont auto-organisés.

Ce carré de tête « par en bas », décidé lors de la Rencontre du lundi 16, à Saint Lazare, est composé de cheminots et cheminotes de plusieurs établissements, à commencer par ceux de Paris Nord, gonflés à bloc après leur AG du matin, mais aussi par des dizaines de grévistes des dépôts RATP venus notamment de ceux de Lagny, de Pavillon-sous-Bois, de Flandres, de Pleyel, mais aussi de Belliard.

Les messageries des portables des manifestants surchauffent, car derrière il y a plusieurs cortèges d’agents grévistes par ligne. Ceux de la ligne 4, notamment, et ceux de la ligne 13, qui manifestent derrière une banderole « Rien à négocier ! ». A bon entendeur, en direction des directions syndicales qui pourraient être tentées de se rendre à Matignon, mercredi 18.

C’est toute une tradition d’auto-organisation, qu’on ne voyait plus depuis 2007 qui refait surface à la RATP, allant des piquets, tenus de bon matin, jusqu’aux cortèges par ligne, au-delà des étiquettes syndicales, avec travailleurs syndiqués et non-syndiqués. Les grévistes sont tous ensemble, dans la lutte et en manif.

Mais cette « tête de cortège », constituée de grévistes très déterminés, ne s’arrête pas là. Suivent une succession de banderoles, avec derrière des milliers de grévistes. C’est la longue marche des enseignantes et des enseignants, personnels de l’Education en grève de l’ensemble de la région parisienne, qui s’écoule sur le Boulevard Beaumarchais, entre la République et Bastille, devant le premier ballon syndical que l’on distingue, au loin, celui de la FSU.

Il y a les banderoles les plus connues, celle du Lycée Paul Eluard en lutte, de Saint-Denis, mais également des dizaines d’autres, sans compter les pancartes par écoles, les écriteaux confectionnés en salle des maîtres ou en salle des profs et qui montrent la massivité de la grève au sein de l’Education, et le niveau de colère dans le monde enseignant, qui déborde comme jamais, collectivement. Comme quoi, la leçon de pédagogie de Blanquer ne fonctionne décidément pas. Très mobilisée au niveau national, avec 65% de grévistes, les taux dans l’Education sont encore plus forts en région parisienne comme le démontre le début de la manif parisienne.

Et puis, entre un cortège départemental de l’Education 91 en lutte et plusieurs banderoles de collèges mobilisés, il y a les étudiantes et les étudiantes, avec plusieurs facs mobilisées. Le mouvement étudiant parisien n’est pas aussi massivement dans la rue qu’il a pu l’être en 2016 ou 2018, certes, mais il toujours présent.

Et avec eux, derrière ou devant, il y a également les postiers du 92, les personnels hospitaliers qui ont devancé le tronçon Sud Santé, un énorme cortège queer contre Macron, et des centaines et des centaines de manifestantes et manifestants, qui toutes et tous affirment, par leur présence, leurs chants et les slogans qui sont repris en boucle, que le mouvement ne va pas s’arrêter là. « Pas de Noël avec Macron ! », reprennent certains, « Pas de rentrée sans retrait ! », en allusion à la rentrée de janvier, crient d’autres.

Les flics gardent leurs distances, pour l’instant. Et tout derrière, à 16h30, les premiers cortèges cégétistes viennent à peine de quitter la Place de la République. C’est un exemple de combativité et de détermination qui défile à Paris, ce mardi après-midi, en tête de cortège, comme plus tôt, dans la journée, dans des dizaines de villes de France. Et le mandat de ce tronçon représentatif de la grève est extrêmement clair, à l’adresse des directions syndicales : « La réforme doit être remballée, comme Delevoye qui s’est barré. Ni amendable, ni négociable ! Et il faut aller, dès maintenant, cette semaine, vers la grève générale. les directions doivent y appeler. Il faut arrêter de tergiverser ! », dit un gréviste RATP de Pavillon-sous-Bois. Avant de rejoindre ses collègues et les cheminots qui continuent à s’époumoner, de plus belle.

 
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