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28 de décembre de 2019 Twitter Faceboock

Patriarcat
Pédophilie : Vanessa Springora publie un livre sur sa traumatisante relation avec Gabriel Matzneff
Carla Biguliak

L’annonce de la parution du livre « Le Consentement » de Vanessa Springora, qui sortira le 2 janvier 2020, soulève un grand débat, secouant le monde artistique et littéraire. L’auteure y décrit la relation, à ses 14 ans, avec l’écrivain Gabriel Matzneff, pédophile assumé de 50 ans à l’époque.

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Ni la pédophilie de Gabriel Matzneff ni sa relation avec Vanessa Springora ne sont des nouveautés. L’écrivain a toujours exposé ses relations amoureuses et sexuelles avec des adolescentes, tant dans des interviews que dans ses propres livres. Face à cela, la « caste parisienne » l’approuvait et ses interlocuteurs, dans les plateaux télé, rigolaient à ses côtés, témoignant, au mieux, de la surprise. Par ailleurs, il a publiquement reconnu sa relation « d’une grande passion » avec Vanessa, et il a publié un roman, La prunelle de mes yeux, dont la protagoniste s’appelait Vanessa S., ce qui a directement exposé Springora en provoquant, pour elle, un « séisme ». Tout cela ne fait que mettre en évidence la société insupportablement violente et patriarcale dans laquelle on vit.

Mais si les relations de Matzneff avec des mineurs étaient déjà bien connues, il est vrai qu’aucun enfant ou adolescent.e qui a eu une relation avec lui n’a pris la parole jusqu’à présent. Dans « Le Consentement », l’actuelle directrice littéraire chez Julliard, raconte sa traumatisante relation avec « G » ou « G.M. » lorsqu’elle avait 14 ans, ce qui l’a amenée à des crises d’angoisse, à un processus d’autodestruction et même un rejet absolu de la littérature.

La notice du livre résume de façon effrayante l’enfer qui l’auteure a vécu : « omniprésent, passionné, G. parvient à la rassurer : il l’aime et ne lui fera aucun mal. Alors qu’elle vient d’avoir quatorze ans, V. s’offre à lui corps et âme. Les menaces de la brigade des mineurs renforcent cette idylle dangereusement romanesque. Mais la désillusion est terrible quand V. comprend que G. collectionne depuis toujours les amours avec des adolescentes, et pratique le tourisme sexuel dans des pays où les mineurs sont vulnérables. Derrière les apparences flatteuses de l’homme de lettres, se cache un prédateur, couvert par une partie du milieu littéraire ».

N’est-il pas inacceptable que les jeunes filles ne puissent pas connaître et vivre leurs expériences amoureuses et sexuelles pleinement, librement et sans crainte, parce que la société les menace constamment ? Comme l’auteure le défend : « à 14 ans, on n’est pas censée être attendue par un homme de 50 ans à la sortie de son collège, on n’est pas supposée vivre à l’hôtel avec lui, ni se retrouver dans son lit ».

Crédits-photo : Hachette

 
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