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La Izquierda Diario
6 de janvier de 2020 Twitter Faceboock

Les partiels n’auront pas lieu !
À Nanterre, partiels bloqués et perspectives de jonction avec les travailleurs
Mica Torres

À l’université de Nanterre, lundi 6 janvier marquait la rentrée universitaire particulièrement perturbée par la tenue des partiels dans un contexte de trafic encore très perturbé. Alors que beaucoup d’étudiant.e.s ne pouvaient se rendre à l’université, son président a refusé le deuxième report des partiels en proposant des solution insatisfaisantes pour celleux ne pouvant se rendre à l’université. Un 0 et un passage automatique aux rattrapages ou la possibilité de dormir dans le gymnase de l’université. Cette déconsidération totale de la direction a provoqué un grand émoi.

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Dès 7h45, des étudiant.e.s mobilisé.e.s dans la grève et solidaires de leur camarades pénalisé.e.s ont appelé à débrayer des partiels que s’y tenaient. Malgré les peurs des étudiant.e.s de poser leur stylo et refuser de composer dans un contexte de pression intense, les discussions ont révélé un mécontentement profond autant sur la question de la réforme des retraites, les conditions d’études à l’université que sur leurs conditions inacceptables d’examens. Mais cela n’aura pas permis de voir se vider ce matin les amphithéâtres.

Les actions ont tout de même permis la tenue d’une Assemblée Générale à plus de 300 personnes, en la présence d’une quinzaine de grévistes de la RATP et de la SNCF. Ces derniers ont rappelé l’impact de cette réforme sur les jeunes et leur soutien inconditionnel à cette génération. La réponse des étudiant.e.s déjà mobilisé.e.s auprès d’elleux : un appel à leurs camarades à les rejoindre massivement et lutter à leurs côtés. 

Pour certain.e.s, le mouvement contre la réforme des retraite est une opportunité de mettre un coup d’arrêt à la politique de Macron et des gouvernements successif. Ainsi, la jeunesse doit rentrer massivement dans la grève. On évoque parcoursup, la loi travail XXL, la loi anticasseurs, la loi asile immigration, la réforme du chômage. Certain.e.s résument leur avenir de la sorte : pas de diplôme, pas d’emploi, pas de retraite, pas de planète. 

Au delà d’un contenu très axé sur la question de la grève de par l’intervention d’un grand nombre d’étudiant.e.s présent.e.s sur les piquets de grèves depuis le 5 décembre. C’est dans le contexte d’un évènement dont l’irruption est d’abord lié à la question des conditions d’évaluation proposées par la présidence que pourrait se poser l’entrée dans la danse de la jeunesse aux côtés des travailleurs contre les retraites.. Avant le 5 décembre, des AG avaient réuni quelques centaines de personnes sur la question de la précarité mais n’avait pas permis de susciter un mouvement de masse qui pousse la jeunesse à combattre aux cotés des travailleurs la réforme des retraites et pour son avenir.. Désormais, le mécontentement autour des partiels et de leur gestion méprisante par les administrations des universités advient alors que la grève historique contre les retraites arrive à l’étape charnière de l’extension. Pour les jeunes qui se sont retrouvés pour bloquer leurs partiels et débattre en AG de leurs conditions d’études, la lutte qui se déroule à la RATP, la SNCF, l’enseignement et d’autres secteurs pourraient être le terrain d’expression le plus efficace pour défendre des études et un avenir dignes.

Dès demain, sur décision de l’AG, un blocage sera mis en place pour revendiquer l’annulation des partiels dans la perspective de permettre aux étudiant.e.s d’être acteur.rice.s du mouvement social. Les objectifs clairs de ces blocages votés à une majorité peuvent nous permettre une part d’optimisme. Les grévistes de la RATP du 92 seront présent.e.s. Une AG aura lieu dans la foulée pour préparer la suite. La question de la réforme des retraites sera t-elle au centre ? Si plusieurs voix se sont levées pour rappeler la nécessité de ne pas s’éloigner des revendications proprement estudiantines (tenues des partiels dans de bonne conditions, préparation d’un projet à l’échelle de l’université de supprimer les compensations et les rattrapages, précarité étudiante), celles-ci sont liées à la question de l’avenir, de la dignité, du droit à une vie décente et agréable, qui sont posées par le rejet de la réforme des retraites tel qu’il s’exprime sur les piquets de grève depuis un mois . 

Dans cette semaine décisive, les grévistes n’attendent plus que les jeunes et ont rappelé la peur du gouvernement de les voir débouler. Le report de la réforme des APL, qui concernent particulièrement les étudiant.e.s en est le signe. 

La jeunesse répondra t-elle plus massivement à leur appel ? À suivre.

 
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