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La Izquierda Diario
7 de janvier de 2020 Twitter Faceboock

Réforme des retraites
Pour la victoire, les bagnards du privé doivent rentrer dans la grève !
Vincent Duse, militant CGT PSA Mulhouse

Les travailleurs de la SNCF et de la RATP mènent une lutte historique, depuis plus de 34 jours, contre la réforme des retraites qui est une attaque faite à tous, du public comme du privé. La colère, présente dans tous les secteurs, doit encore s’amplifier jusqu’à la victoire. La grève doit se généraliser à l’ensemble des secteurs qui ne sont pas encore mobilisés et paieront aussi le prix fort si la réforme passe.

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La réforme des retraites nous concerne tous, public et privé, avec le changement de régime par point qui fera baisser les pensions de l’ensemble des salariés, et qui vise en primeà nous faire travailler plus longtemps pour gagner moins encore. Il nous faut généraliser la lutte à l’ensemble des secteurs qui n’étaient pas mobilisés jusqu’alors et qui paieront eux aussi le prix fort si la reforme passe, de même que nos enfants, qui subiront encore d’avantage les petits boulots et la précarité.

C’est maintenant que tout se joue : faire plier Macron c’est possible !

Les travailleurs des secteurs les plus précarisés, qui touchent de petits salaires proches du SMIC, sont les plus nombreux dans le pays. Avec notamment des salariés qui ont des travaux particulièrement pénibles, comme dans le secteur automobile ou de l’aéronautique, où la flexibilité est la règle, avec des postes sur des chaînes de montage, et en équipes de doublage.

Avec la réforme des retraites, ils voudraient nous faire travailler au-delà de 62 ans, alors qu’aujourd’hui les salariés sont mis à la porte à partir de 57 ans, dans le cadre de plans de restructuration. Le rapport Delevoye spécifie qu’il faudrait mettre fin à tous les départs anticipés dans les entreprises et trouver des solutions pour maintenir les salariés au travail, mais la réalité sera bien différente si la réforme est adoptée. Les salariés qui ne tiennent plus leur poste seront tout simplement mis à la porte, en particulier les personnes malades et handicapées. Et comme personne, dans ce type de métiers, ne peut travailler au-delà de 60 ans, nombreux seront ceux qui partiront avec moins de 1000 euros par mois !

Mais la mobilisation et sa popularité contre cette attaque d’ampleur persistent après plus d’un mois. Aujourd’hui il s’agit d’aller au-delà de la solidarité, et que le privé entre dans la danse, rejoigne la lutte pour exiger de vivre mieux, affirmer qu’on ne veut pas de cette réforme. Il s’agit aussi de montrer que les salariés des groupes du CAC 40 tels que PSA, Renault, mais aussi des sous-traitants et de bien d’autres secteurs, ne veulent pas crever au boulot ou avec des pensions au rabais, qu’on ne veut pas vivre dans la misère alors que ces grands groupes font des milliards de profit sur les dos des travailleurs, précaires ou permanents.

La seule crainte de gouvernement, c’est que le privé bascule dans la grève et fasse tomber la reforme et le gouvernement !

La grève engagée depuis le 5 décembre ne se limite pas à une bataille défensive contre la réforme. Il s’agit d’un véritable enjeu de société : nous ne voulons plus passer notre vie à la gagner, pour payer notre pierre tombale, pendant que le patronat verse des milliards de dividendes aux actionnaires. Aujourd’hui, la précarité atteint des sommets, avec la banalisation des emplois intérimaires dans l’industrie. Un ouvrier sur trois est précaire. C’est cela que le gouvernement nous promet comme société : être toujours plus précaire, avoir peur du lendemain, et faire passer un ensemble d’attaques contre le monde du travail. Et c’est pour ça que nous devons combattre cette précarité en exigeant l’embauche en CDI de tous les précaires, nous devons mettre un terme à la dictature patronale et imposer dans l’industrie un départ à la retraite à taux plein dès 55 ans, et le fit que chaque départ aboutisse à une embauche en CDI.

La grève dans tous les secteurs doit s’imposer : perdre aujourd’hui pour gagner demain !

La grève est notre force, il s’agit de notre capacité à montrer au monde entier que la classe ouvrière est de retour, toujours aussi combative est déterminée à gagner. Dans les prochains jours, il faut une industrie morte, l’imposer par la grève des bagnards et des sans voix qui font tourner la société. Car sans nous pas de monde qui tourne : pas de marchandises, pas de profits. Faisons payer ceux qui nous traitent en esclave, le temps est venu de prendre en main les rennes de nos vies et de notre avenir, pour nous et pour nos enfants.

 
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