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La Izquierda Diario
5 de mai de 2020 Twitter Faceboock

Crise sanitaire et économique, mais pas pour tout le monde
USA. 30 millions de chômeurs et la fortune des milliardaires bondit de 282 milliards de dollars
Natacha Lubin

Selon un rapport du think tank Institute for Policy Studies, la fortune des milliardaires américains a augmenté de 282 milliards de dollars, soit une hausse de 10%. Depuis la mi-mars, plus de 30 millions d’américain se sont inscrit au chômage. 

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Crédits illustration : Gerd Altmann

Alors que plus de 30 millions d’américains ont perdu leurs emplois depuis le début de la pandémie et que le taux de chômage a augmenté jusqu’à 15%, la richesse des milliardaires du pays a augmenté de 282 milliards de dollars au cours de ces trois dernières semaines, selon une étude publiée par le think tank Institute for Policy studies. Des chiffres éloquents qui démontre que le grand patronat entend poursuivre sa course au profit en faisant payé l’intégralité de la crise sur les épaules des travailleurs et des plus précaires. Au mépris de nos vies et de notre santé, et ce à l’échelle mondiale.

Si la crise du coronavirus met en lumière et exacerbe nombre d’injustices, notamment l’exploitation des travailleurs et la mise en famine de millions de personnes, elle est plus que bénéfique pour les plus riches pour qui la situation est une aubaine. Parmi eux, Jeff Bezos, PDG d’Amazon qui au 15 avril a vu son capital augmenter de 25 milliards depuis le 1er janvier 2020, un montant plus important que le PIB du Honduras, illustrant une fois de plus les profondes inégalités dans la distribution des richesses.

En effet, si Bezos peut tranquillement s’enrichir en cette période de détresse et de précarité pour la majorité de la population mondiale, c’est parce qu’il n’hésite pas à intensifier l’exploitation du personnel, mais également à mettre délibérément leurs vies en danger. Pour maintenir une production non-essentielle, Amazon passe outre les nombreux cas de COVID-19 confirmés dans différents entrepôts, et malgré les annonces faites par la direction, l’entreprise n’assure pas la mise en place de mesures de protections élémentaires, comme la distribution comme la fourniture de masques, de gel hydroalcoolique et de tests de température. Et quand les voix dénonciatrices de ces conditions de travail se font entendre, elles sont aussitôt réprimées par Amazon, comme en témoigne le licenciement de l’un des organisateurs d’une manifestation de livreurs qui s’est tenue à New York le 30 mars dernier.

Cet enrichissement indécent et profondément injuste d’une poignée de personnes dans la situation de crise que nous traversons, est l’une des nombreux exemples de l’inégale répartition des richesses, celles-ci essentiellement produites par la classe ouvrière, en dépit des nombreux risques sanitaires qu’elle encourt. Pourtant, et une fois encore, c’est elle qui sera sacrifiée et qui subira de plein fouet les conséquences de la crise économique annoncée. Il est donc vital de mettre le patronat et le gouvernement face à leurs responsabilités, et d’exiger que ce soient les capitalistes qui payent l’après-crise, comme l’illustre les 12 mesures d’urgence que nous proposons

 
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