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La Izquierda Diario
18 de mai de 2020 Twitter Faceboock

Socialisme ou barbarie
Crise économique, chômage et misère, les jeunes peuvent-ils éviter le désastre ?
Léo Valadim

Alors que la crise économique s’enfonce et est d’ores et déjà la plus importante depuis celle de 1929, les jeunes vont devoir encaisser un chômage de masse et une profonde misère. Allons nous vers une génération de millions de jeunes sans emploi ni études ? Il existe une issue.

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Sur un vélo, derrière un comptoir ou une caisse enregistreuse, les jeunes travailleurs ont déjà commencé à payer la crise

 
Depuis le 15 mars, des milliers de jeunes sont déjà plongés dans une urgence vitale, celle de payer son loyer et continuer de s’alimenter alors qu’on a été jeté à la porte de son emploi du jour au lendemain, avec des indemnités ridicules voire pas d’indemnités du tout. Fin mars, 550 000 intérimaires ont été arrêtés, tout comme des dizaines de milliers de salariés en CDD et une quantité impossible à chiffrer de travailleurs sans contrats. Parmi chacune de ces catégories, on compte une grande proportion de jeunes (la part des CDD dans les nouveaux embauchés était de 87% en 2017, et en 2013, la moitié des intérimaires avait moins de 30 ans). Pour les capitalistes, ces salariés très faciles à mettre à la porte (il suffit de ne pas renouveler leurs contrats – quand ils en ont un) constituent une réelle variable d’ajustement dans les périodes de crise.

Ils sont aussi ceux qui n’étaient pas concernés par les mesures de chômage partiel, et, dans les universités, ceux qui font encore aujourd’hui la queue par milliers pour obtenir des aides alimentaires d’urgence. La situation des étudiants étrangers est particulièrement alarmante, eux qui n’ont pas le droit aux bourses et dont une grande partie travaillait au noir faute de trouver des contrats.

Cette précarité des jeunes n’est pas chose nouvelle, elle avait déjà été mise sous les projecteurs à de nombreuses reprise, notamment après la tentative de suicide de Anas, étudiant précaire lyonnais en novembre 2019. Dans les colonnes de Révolution Permanente, nous écrivions alors : « Sur les plateaux, les langues se délient. On parle de ce qui était jusqu’alors un tabou : la pauvreté étudiante, la misère dans laquelle sont plongés des milliers de jeunes qui souhaitent étudier. Mais si ces faits ne faisaient jusqu’alors pas la une de la presse, c’est aussi du fait de sa profonde banalisation, par la société et par les étudiants eux-mêmes, du fait d’un mythe largement accepté : celui selon lequel il serait « normal » de vivre au centime près, d’avoir sa vie suspendue à quelques dizaines d’euros, de vivre à cent à l’heure entre les cours et des emplois non seulement très précaires, mais aussi mal payés et épuisants moralement, tant le « management » des jeunes travailleurs y est brutal et inhumain. Cette « normalité » est conditionnée à la confiance que peuvent avoir les jeunes qu’ils auront à la sortie des emplois convenables, que le jeu en vaut la chandelle. »
 
Depuis plusieurs années cette situation est une vraie poudrière, et ce qui a tenu les étudiants salariés jusqu’à présent (qui représentent plus de la moitié des étudiants et environ un salarié du privé sur 20 en France) c’est dans une grande mesure l’idée qu’on ne resterait pas à McDo ou à Chronodrive toute sa vie. Mais la crise économique vient percuter ça brutalement.

Le chômage de masse qui vient, un cataclysme annoncé. Peut-on se faire une idée de l’ampleur du désastre ?

 
La crise de 2008-2009 a entraîne la plus forte récession mondiale (baisse du PIB) depuis la fin de la seconde guerre mondiale. Douze ans plus tard, nous continuons à en faire les frais de plusieurs manières. Les services publics sont depuis systématiquement détruits pour rembourser la dette publique contractée pour sauver les banques et les actionnaires des entreprises ayant fait faillite lors de cette dernière grande crise. Mais aussi car le chômage de masse ne s’est pas résorbé depuis, touchant notamment les jeunes diplômés même si dans une moindre mesure que les jeunes sans diplômes (pour qui celui-ci s’élève à 40%).

En effet, si jusqu’à présent les diplômes continuaient à jouer un rôle protecteur sur le marché du travail face au chômage, leur valeur s’était vue fortement percutée par la crise économique de 2008. En effet, en octobre 2019 le CEREQ (Centre d’étude et de recherche sur les qualifications – institut public) affirmait dans un document [1] que "Contraints à vivre des débuts de vie active dans une conjoncture difficile, où le diplôme semble de plus en plus nécessaire mais de moins en moins valorisé, les jeunes sans diplôme et diplômé·es du secondaire de la génération 2010 se voient toujours plus exclu·es de l’emploi, et plus exposé·es au chômage et à la précarité. Dans le même temps, les jeunes diplômé·es de l’enseignement supérieur, de plus en plus nombreux·ses, voient baisser leurs chances d’accéder au statut de cadre et de bénéficier d’une rémunération que leur niveau d’étude semblait justifier pour les générations précédentes".
 
Pour les auteurs du document, il s’agit des conséquences directes de la crise de 2008. En effet, la légère reprise de la croissance qui s’en est suivie "n’a pas permis un rattrapage des niveaux d’avant la crise financière de 2008 et n’a pas redynamisé l’emploi". Ce marasme économique "a pesé sur les possibilités et le rythme d’accès à l’emploi des jeunes de la génération 2010, ralentissant leur intégration professionnelle et les exposant davantage au chômage en début de vie active que leurs aîné·es des génération 2004 et, plus encore, 1998".
 
Mais en plus du chômage, les jeunes avaient alors vu la précarité exploser et les salaires s’affaisser fortement, notamment pour les jeunes diplômés, ceux étant déjà au SMIC ne pouvant pas tomber plus bas sur l’échelle des salaires. En effet, d’après le CEREQ, depuis les années 1990, les salaires des jeunes diplômés ont globalement baissé, et au début des années 2010 les titulaires d’un bac+3 ou bac+4 touchaient en moyenne à peu près 1,2 fois plus que les titulaires d’un CAP-BEP [2].

Mais la crise que nous sommes en train de connaître s’annonce déjà beaucoup plus forte que celle de 2008, et de très loin.
 
Lors de celle-ci, avec une chute de 2,2% du PIB, les contrats précaires ont grimpé de 10 points parmi la jeunesse, passant de 28 à 38%, et le chômage – cette catégorie étant la plus touchée – a bondi de 3,1 points entre 2007 et 2014. Une hausse brutale mais insignifiante par rapport à ce que nous allons connaître.

Aujourd’hui avec une chute estimée de 8% du PIB, le seul mois de mars a déjà marqué une hausse de plus de 7% de nouveaux chômeurs contre 11% pour l’ensemble de l’année 2008 dans la même catégorie. De son côté l’OIT (Organisation International du Travail) estime à 12 millions les emplois qui vont se perdre en Europe conséquence de la crise : le double des emplois perdus pendant les années qui ont succédé la crise de 2008.

En Espagne, le pays avait connu une récession de 3,7% en 2009 (moins de la moitié de ce que nous sommes en train de connaître en France), et le taux de chômage chez les jeunes s’était alors envolé à 57,22% des 16-24 ans, contre 27,16% pour l’ensemble de la population active. Plus d’un jeune sur deux était alors sans emploi, et il est raisonnable de s’attendre à pire en France avec la crise que nous connaissons. En effet, alors que les capitalistes se préparent à restructurer voire liquider des pans entiers de l’économie pour maintenir leurs profits (notamment l’aéronautique et l’automobile, dont dépendent indirectement au bas mot des centaines de milliers d’emplois dans les bassins industriels). D’autres secteurs comme le tourisme et la restauration vont être durablement impactés et des milliers de petites entreprises risquent de devoir mettre la clef sous la porte, prises en tenaille par la concurrence des grands groupes et les crédits insoutenables contractés auprès des banques qui ne feront aucun cadeau.
 

Crise économique et sélection à l’université

L’augmentation brutale du chômage chez les jeunes va s’accompagner d’une volonté de la bourgeoisie française et de l’État d’accélérer l’élitisation des universités, pour limiter le nombre de diplômés face à la contraction du marché du travail, mais aussi baisser rapidement le coût des facs. En effet, après avoir arrosé de milliards d’euros les grands groupes capitalistes et leurs actionnaires pour les maintenir à flots, la dette publique a une fois de plus explosé et le gouvernement va devoir trouver un moyen de rattraper ces dépenses.

Emmanuel Macron était tenté dès 2017 d’augmenter les frais d’inscriptions à l’université, à en croire ses documents de campagne qui ont fuité avec les MacronLeaks. On pouvait alors y lire dans une note rédigée par son conseiller économique Gary Bobo insistant sur la nécessité d’une telle mesure, depuis longtemps en vigueur dans les pays voisins où l’on paye une année de formation plusieurs milliers d’euros. Il ne serait pas étonnant qu’on en entende à nouveau parler d’ici quelques mois. En effet, cela permettrait de réduire le nombre de diplômés pour l’adapter aux besoins du patronat, mais aussi de réduire rapidement les coûts de l’éducation publique, quitte à exclure des facs les classes populaires une bonne fois pour toutes.

Le Figaro titrait le 20 avril 2020 un article « Emploi : les jeunes diplômés 2020, nouvelle « génération sacrifiée » », au sujet de la chaotique rentrée que vont connaître les 700 000 nouveaux diplômés de cette année. Le quotidien affirmait alors que « lors des périodes de forte récession, les primo-entrants sur le marché du travail sont les principales victimes des conséquences des crises  ». Mais cette terrible situation ne touchera pas uniquement les diplômés de cette année. Cette nouvelle crise du capitalisme français fait planer le risque d’une génération de masse de jeunes qui seront à la fois privés de la possibilité d’étudier, et de celle de travailler. Pour ceux qui auront la chance d’être en poste dans des entreprises, leurs salaires seront grandement affectés par la peur du chômage qui permettra aux patrons de les baisser plus facilement, et les contrats précaires risquent d’être sans fin. À ce titre, la majorité parlementaire vient de voter une loi permettant aux entreprises de renouveler les CDD sans limite, pour qu’elles n’aient pas à donner de CDI et qu’elles puissent profiter d’une « variable d’ajustement » toujours plus importante de travailleurs faciles à jeter du jour au lendemain. Si Muriel Pénicaud a affirmé que cette « mesure n’existe que jusqu’au 31 décembre  », elle pourrait bien être renouvelée et inscrite définitivement dans la loi, comme l’a été l’état d’urgence.

Si le gouvernement et le patronat Français arrivent à imposer cette issue à la crise, c’est à dire la seule issue qui leur permettrait d’assurer une continuité des profits capitalistes, nous connaitrons une généralisation de la pauvreté, et l’approfondissement d’une énorme misère sociale.
 

Face à l’urgence, s’organiser. Aux grands maux les grands remèdes, pas d’issue sans réalisation d’un programme anticapitaliste

Face à l’urgence, pour garantir la survie des jeunes dont la pauvreté est brutalement aggravée par la crise, il y a urgence à un grand moratoire des loyers pour que soient annulés ceux qui sont impossibles à payer. Personne ne doit choisir entre manger et payer une rente à des groupes immobiliers ou des propriétaires de logements qui s’enrichissent sur notre dos sans avoir besoin de travailler, au simple titre de détenir la propriété des murs que l’on habite. Aussi, il faut une allocation à hauteur du smic pour ceux qui ont perdu leurs revenus ou une grande partie de ceux-là. Comment la financer ? Les 500 familles les plus riches du pays détiennent l’équivalent de plus de 20 % du PIB. Il faut aller chercher cet argent avec un impôt fortement progressif sur la fortune. Parce qu’avec les 200 euros qu’a promis Macron à certains étudiants, il faudra choisir entre s’acheter des masques, payer une partie de son loyer ou manger. Nous ne pouvons pas l’accepter.
 
Mais surtout, à problème de fond il faut des solutions de fond. Comment peut-on accepter qu’en même temps que le chômage explose, ce qui va exercer une très forte pression à la baisse sur nos salaires, le gouvernement veuille augmenter le temps de travail ? Dans de très nombreux secteurs, les travailleurs en poste sont déjà dans un profond épuisement du fait du manque d’effectifs et de l’augmentation des cadences, comme c’est notamment le cas dans les hôpitaux et les services publics, où l’on ne cesse de demander des plans d’embauche massifs. Il n’y aurait rien de plus rationnel que de partager le temps de travail entre toutes et tous, sans baisse des salaires qui sont déjà insuffisants pour vivre décemment. Les grands patrons et leurs représentants au gouvernement, dans les médias et autre relais répéterons évidement que c’est une utopie. Mais si une revendication aussi simple n’est pas compatible avec le système capitaliste, c’est bien qu’il doit périr.

Il ne s’agit pas là d’un programme électoral, mais d’objectifs pour la lutte, qui devraient être défendus dans l’action par toutes les organisations de jeunes et de salariés. Leur concrétisation dépend de notre capacité à nous organiser et nous coordonner.

Dans les universités, les milliers d’étudiants qui ont fait campagne pour la validation automatique des partiels à Paris 1, l’Université de Lorraine, d’Evry ou du Mirail à Toulouse sont peut être annonciateurs d’un vent nouveau d’insubordination contre les inégalités, la sélection à l’université et la pression scolaire méritocratique. Dans la grande distribution, les étudiants-salariés commencent à relever la tête. Des grèves se sont déclenchées pour pouvoir toucher la prime de 1000 € promise par le gouvernement, dont une grande partie des travailleurs n’ont pas vu la couleur malgré tous les sacrifices faits pendant la crise pour assurer une continuité du service. À Auchan et Chronodrive, les titulaires de CDI et ceux en contrats précaires se battent côte à côte pour que cette prime soit allouée à tous. Dans ces secteurs qui sont parmi les plus exploités, qui sont très peu syndiqués et ont peu de traditions de lutte, cet affront de la part du gouvernement et du patronat suite à la promesse de la prime a été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. Il a entrainé un réveil qui pourrait s’exprimer de manière plus massive et radicale dans les prochaines semaines et mois, motivé par l’autorité qu’ils ont conquis durant la crise sanitaire.

En ce sens, il y a urgence à ce que les travailleurs les plus précaires, notamment les jeunes, commencent à s’organiser et à se représenter, eux qui sont pour l’instant laissés à côté des puissantes organisations de salariés comme la CGT. C’est avec cet objectif que Révolution Permanente se met à la disposition des jeunes précaires (actuellement en poste ou non) pour témoigner, faire entendre leur voix mais aussi s’organiser dans les comités virtuels RP.

Ne plus se contenter de résister, se battre pour un autre monde : le socialisme

Avec la crise sanitaire, s’est imposée une réalité que des décennies d’offensive idéologique néolibérale s’étaient efforcées à masquer : celles et ceux qui font tourner la société, ce sont bien les éboueurs, les femmes de ménage, les cheminots, les conducteurs de bus, les livreurs, les soignants, les employés des grandes surfaces, bref : les prolétaires. Difficile de nier aujourd’hui que celles et ceux qui « prennent des risques », ce ne sont pas les patrons et les actionnaires confinés et protégés.

Les enjeux globaux auxquels l’humanité fait face posent de manière brulante la question de la réorganisation de la production en fonction des besoins sociaux, sanitaires et écologiques. Face aux défis du monde de demain, il faut débarrasser l’outil productif des impératifs de profits. Les personnes qui en détiennent aujourd’hui les rênes ont déjà démontré qu’ils feraient tout pour garantir leurs bénéfices, au mépris des vies des travailleurs, qui ont été exposés par milliers pendant de longues semaines au virus sans protection, et des enjeux climatiques. En effet, les maigres et hypocrites engagements pris pour l’écologie étant tous en train d’être balayés par les enjeux de concurrence entre les grands groupes dans le contexte de la crise économique.

Face aux désastres que nous promettent les classes dominantes, la seule alternative est celle d’une économie et d’une société démocratiquement dirigée par les exploités, ceux qui « n’ont rien d’autre à perdre que leurs chaînes » comme le disait Marx. Cette issue, qui offrirait un avenir à notre génération n’est pas une utopie, à l’inverse de celle qu’on cherche à nous faire avaler, qui consiste à croire que le capitalisme puisse se maintenir indéfiniment et bénéficier au plus grand nombre. Le socialisme est quant à lui contenu en germe dans chaque réveil des exploités, dans chaque grand combat, dans chaque prise de conscience collective de notre force. Il est contenu en germe dans les hôpitaux quand les soignants brisent les hiérarchies pour organiser collectivement la gestion de la crise et le manque de moyens, quand ils donnent des instructions alternatives à celles du gouvernement, faisant la démonstration que la solution à la pandémie ne peut venir que d’en bas. Il est en germe dans les entreprises où les salariés ont refusé la reprise de la production sans conditions sanitaires sérieuses, et exigé la réorientation de la production pour répondre aux besoins de masques, de respirateurs artificiels et de gel hydro-alcoolique, comme c’est le cas des AHG, usine aéronautique où travaille Gaëtan, militant au NPA/Révolution Permanente. Il est contenu en germes dans le Mcdo de Marseille qui a été réquisitionné par ses salariés contre l’avis de la direction, pour en faire une plateforme de distribution de colis alimentaires d’urgence aux habitants des quartiers populaires. Il est contenu en germe quand les salariés d’une usine agroalimentaire empêchent leurs patrons de détruire des tonnes de nourriture, et imposent qu’elles soient distribuées aux plus démunis, comme cela a été le cas dans la boulangerie industrielle de Neuhauser.

Le socialisme ne se construira pas d’une addition progressive de ces initiatives, mais d’un affrontement de masse avec la bourgeoisie et son État. Mais chacune de ces expérience est un exemple de grande valeur, qui démontre que les travailleurs pourraient faire tourner l’économie et la société au service des besoins sociaux de la majorité, de tous les opprimés.

Alors que nous venons de traverser le mouvement des Gilets Jaunes et une grève historique dans les transports contre la réforme des retraites, l’idée d’une révolution commence à s’emparer de milliers d’esprits dans le pays. Sur tous les continents les jeunes, les travailleurs et les femmes se sont levés ces derniers mois contre la pauvreté et les régimes toujours plus autoritaires. Mais pour que les idées changent le monde, elles doivent s’organiser, s’articuler autour d’une stratégie et se constituer comme force matérielle. C’est en ce sens que nous vous invitons à rejoindre nos comités virtuels, et que le NPA/Révolution Permanente se bat pour un grand parti révolutionnaire des travailleurs et de la jeunesse en France.

Notes

1. Epiphane Dominique, Mazari Zora, Olaria Manon, Sulzer Emmanuel, Des débuts de carrière plus chaotiques pour une génération plus diplômée - Génération 2010, Céreq Bref, n°382, 2019, 4p.

2. Argan, Damiano, et Robert Gary-Bobo. « Les diplômes français se dévalorisent-ils ? », Commentaire, vol. numéro 167, no. 3, 2019, pp. 621-632.

 
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