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20 de mai de 2020 Twitter Faceboock

Santé
Dans 79 hôpitaux en première ligne, seuls 40% des effectifs auront droit à la prime de 1500€
Ju Angio

La prime exceptionnelle promise par le gouvernement aux soignants, ne concernera dans les 61 départements les "moins touchés", que 79 hôpitaux et que 40 % de leurs effectifs, comme le révèle Médiapart. Les autres ne toucheront que 500 euros ...

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Depuis le début de la crise du coronavirus, le président Macron n’a eu de cesse de glorifier les héros hospitaliers, en première ligne dans la lutte contre l’épidémie. La dernière idée en date du président est de profiter du 14 juillet pour « manifester l’hommage et la reconnaissance de la nation à tous ceux qui se sont engagés dans la lutte contre le Covid-19 » et leur remettre une médaille.

Surtout, le gouvernement avait promis depuis le 25 mars dernier qu’en guise de récompense, pour les efforts et cette extrême prise de risque, que les hospitaliers seraient récompensés par une prime de 1500 euros. Pourtant, depuis cette date, il n’y avait aucune trace de cette prime ni des heures supplémentaires majorés, en l’absence de la publication de décrets.

Le décret relatif au versement de la "prime exceptionnelle" a finalement été publié le 15 mai dernier. Et ce décret ministériel est venu mettre le feu aux poudres.

Les 40 départements qui ont été les plus touchés par le COVID-19 verront ainsi l’ensemble de leur personnel hospitalier bénéficier de la prime à hauteur maximale, 1500 euros, sous condition d’avoir travaillé une « durée minimum » (entre le 1er mars et le 30 avril). Pour les 61 autres départements que comptent le pays, la prime ne serait versée qu’à hauteur de 500 euros annonce le projet ministériel.

Hors des 40 départements seulement 79 hôpitaux ont été listés par le ministère, comme étant ceux ayant reçus des patients atteints du virus, et dans lesquels les directeurs pourront élever la prime de 500 euros jusqu’à 1 500 euros « pour les services ou agents impliqués dans la prise en charge de patients contaminés (...) ou mobilisés par les circonstances exceptionnelles d’exercice ». Les directeurs des établissements devront informer les représentants du personnel ainsi que l’ARS de la remise de cette prime exceptionnelle qui ne pourra se faire que « dans la limite de 40% du personnel » précise un projet d’instruction ministérielle, rédigé par la Direction Générale de l’Offre de Soin (DGOS), dont l’AFP s’est procuré une copie. Cette nouvelle précision signifie que la très grande majorité des personnels hospitaliers de l’hexagone ne recevra que 500 euros de prime voire juste une jolie médaille.

Une annonce qui commence à provoquer des remous du côté des personnels qui ont découvert depuis vendredi que leur hôpital n’était pas dans la liste des hôpitaux bénéficiant de la prime exceptionnelle, comme au centre hospitalier de Chollet. Ce mépris gouvernemental envers les personnels hospitaliers est d’autant plus flagrant au regard des actions du gouvernement en faveur du patronat et des grandes entreprises. En effet, il semble plus facile, et rapide, pour le gouvernement de trouver 7 milliards à offrir à Airbus, avec en contrepartie des licenciements ou encore 5 milliards de prêt pour Renault, qui pourrait fermer quatre usines. Les priorités du gouvernement sont on ne peut plus claires, sauver les grandes entreprises face à la crise économique et laisser quelques miettes pour les hospitaliers. Hospitaliers qui ont dès le début de la crise été « au front sans équipements », qui se sont confrontés au virus sans masque ni respirateur et qui ont aussi pour certains, perdu la vie. Il est tout simplement scandaleux que la prime soit encore revue à la baisse et soumise à des conditions sur-conditionnée. Par ailleurs, qu’en est-il des aides à domiciles, des infirmiers et infirmières libérales, des soignants en Ehpad ?

Dans le camp d’en face, ce n’est pas une prime que demandent les personnels hospitaliers mais bien une augmentation de leur salaire. Une revendication à laquelle, confronté à la colère des soignants, le gouvernement cherche à répondre avec son "Ségur de la santé" et l’annonce d’une revalorisation des salaires au niveau de la moyenne européenne, sans plus de précisions. Face à ce gouvernement qui n’a que mépris, matraques et austérité à proposer aux « premières lignes » il est nécessaire de se mettre en mouvement pour réclamer une augmentation des salaires pour les hospitaliers, mais y compris plus largement pour l’ensemble des classes populaires, paupérisées par les conséquences économiques de la crise sanitaire et de la politique criminelle du gouvernement.

 
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