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La Izquierda Diario
12 de janvier de 2021 Twitter Faceboock

Scandale. Des CRS empêchent l’accès d’un centre commercial aux personnes supposées migrantes ou étrangères
Mona Modotti

Le 8 janvier dans un centre commercial à Grande-Synthe, des CRS ont procédé a des contrôles au faciès empêchant les personnes supposées migrantes ou étrangères à entrer dans le magasin. Un traitement raciste, décrit comme fréquent par les associations de défense des droits de l’homme de la région et montrant une nouvelle fois l’un des rôles de la police : relayer la xénophobie d’État.

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Dans une vidéo publiée sur le twitter de Human RIghts Observers, on voit des CRS à l’entrée d’un centre commercial vérifier l’identité des personnes qu’ils considèrent comme des migrantes. Il s’agit d’une pratique absolument discriminante et interdite, résultant des politiques racistes du gouvernement. Comme l’ont rapporté dans l’Humanité les associations de défense des droits de l’homme présentes au moment des fait : " Les témoins de la scène ont pu constater que les agents des forces de l’ordre laissaient l’entrée libre à toute personne de type caucasien sans procéder à un contrôle de leur identité, tandis que les autres étaient systématiquement contrôlées et une dizaine d’entre elles empêchées d’entrer."

Dans la région de Grande-Synthe, la misère s’accroît sans cesse pour les migrants tandis que les politiques répressives du gouvernement se durcissent. À Grande-Synthe comme à Calais, les migrants campent dans des conditions inhumaines en attendant de passer la frontière. Actuellement, le froid et les chutes de neige rendent la situation intenable et mettent en danger la vie des migrants : à des températures négatives, ils sont sans couverture et sans ressources, livrés à eux-mêmes. De nombreuses associations dénoncent cette situation et réclament la mise en place d’un dispositif "grand froid" pour accueillir et aider ces populations.

Dans la continuité de l’Europe forteresse, le gouvernement renforce la répression dans ces zones frontalières. Au petit matin, des dizaines de camions de CRS viennent régulièrement déloger les migrants, à coup de couteau dans les tentes. Le 28 décembre dernier, peu de temps après le délogement terrible à République à Paris, les images d’un délogement avaient particulièrement indigné.

En 2018, en passant la loi "asile et immigration", le gouvernement a renforcé sa politique de répression aux frontières : réduction du délai pour déposer une demande d’asile, durcissement des conditions de régularisation, enfermement des enfants : les mesures que contient cette loi confirment la nature réactionnaire de la politique de Macron en termes d’immigration. La pandémie mondiale est venue jeter dans une précarité d’autant plus profonde les populations immigrées, première variable d’ajustement du patronat. En effet, les travailleuses et travailleurs immigré-es dérangent moins le gouvernement et l’extrême droite lorsqu’ils occupent les boulots les moins payés !

Il est plus que nécessaire de dénoncer ces politiques répressives, qui illustrent le caractère structurel du racisme. Alors que Macron se met en avant comme un barrage à l’extrême-droite, ces politiques répressives - comme la Loi sécurité Globale et la Loi séparatismes - confirment sans cesse ses fins réactionnaires. Il est une question d’urgence vitale pour ces migrants et migrantes livrés à eux même dans le froid d’exiger la réquisition de tous les logements vides ! L’État est responsable de cette misère, il doit payer !

 
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