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4 de février de 2021 Twitter Faceboock

Covid dans l’Éducation
Grève pour la "fermeture sanitaire" d’un collège du Val d’Oise : "Sans vie scolaire, on ne peut plus fonctionner"
Correspondant-e

Après un énième incident, les enseignant-e-s du collège Jean Moulin de Sannois (Val d’Oise) se sont majoritairement mis en grève le 3 et le 4 février. En cause : toute la vie scolaire est malade ou en éviction, et non remplacée. En l’absence de réel protocole sanitaire, les cas de contaminations se multiplient parmi les élèves, les enseignant-e-s et les personnel-le-s d’encadrement.

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Pas de vie scolaire depuis une semaine

Au collège Jean Moulin, les membres du personnel n’en peuvent plus. Bientôt une semaine que le collège fonctionne sans vie scolaire (contaminée ou cas contact) et que les incidents se multiplient à l’intérieur comme aux abords de l’établissement. L’alerte déposée à la direction le 2 février n’a été que peu suivie d’effet. Le rectorat a détaché un AED supplémentaire pour le mercredi faisant monter à 2 le nombre d’adultes présents dans l’établissement pour encadrer les élèves. Largement insuffisant pour gérer des centaines d’élèves…

Mercredi 3 février, un énième incident grave a mis le feu aux poudres. Les enseignant-e-s ont débrayé très massivement pour exiger, comme mesure d’urgence, une « fermeture sanitaire » de l’établissement, mais surtout des moyens pour pouvoir mettre en place un réel protocole sanitaire alors que les cas de contaminations se multiplient : renforcement des équipes AED, alternance des classes, fermeture temporaire de la cantine…

Une classe avec 8 cas de contaminations fermée sous la pression

Sous la pression, ils ont obtenu la fermeture d’une classe qui comptait déjà 8 cas de contaminations d’élèves et qui leur était jusqu’alors refusé – les directives officielles prévoient la fermeture à 3 cas. La direction refuse toujours de fermer une autre classe, dans laquelle 3 cas de contaminations sont avérés. Une preuve de plus que les consignes gouvernementales sont de l’enfumage et que, sur le terrain, rien n’est fait pour ralentir les contaminations. Depuis ce matin, les appels des familles pour alerter sur de nouveaux cas d’élèves positifs se multiplient.

Le rectorat de Versailles refuse d’instaurer les aménagements sanitaires

En novembre, les enseignant-e-s de ce collège s’étaient d’ailleurs largement mobilisé-e-s dans le cadre de la « grève sanitaire » pour obtenir des demi-groupes et un réel protocole sanitaire. Faute d’être entendu-e-s par Jean-Michel Blanquer, les mesures d’hybridation et de demi-groupe obtenues dans certains lycées pour freiner les contaminations n’ont pas été étendues dans les collèges et les écoles primaires.

Dans les collèges, les préconisations sanitaires étaient de limiter le « brassage » en maintenant les élèves dans la même salle de classe et en ayant recours à l’hybridation « présentiel-distanciel » des classes de 4ème et de 3ème.

Au collège Jean Moulin, comme dans de nombreux autres établissements, ces préconisations sont simplement inapplicables : maintenir les élèves en classe sans surveillance est impossible faute de moyens humains en vie scolaire. Pour ce qui est de l’hybridation mi-présentiel mi-distanciel des classes de 4ème et 3ème annoncée par Blanquer et Castex, et demandée par les enseignant-e-s du collège Jean Moulin, c’est le Rectorat de Versailles qui leur a tout simplement refusé.

Une grève sanitaire qui reçoit le soutien des parents d’élèves

Les demandes sanitaires des enseignant-e-s de Jean Moulin ont bien été comprises par les parents : pour eux, il y a un risque à laisser leurs enfants fréquenter un établissement où aucun réel protocole sanitaire n’est appliqué, sans surveillance d’une vie scolaire pour éviter les incidents.

Ce jeudi matin 4 février, alors qu’un rassemblement était organisé devant l’établissement, les parents d’élèves se sont joints aux enseignant-e-s pour faire part de leur inquiétude : beaucoup envisagent de retirer leurs enfants ce vendredi tant que de réelles mesures sanitaires et que le rétablissement de la vie scolaire n’est pas effectif. Une opération « école morte » s’organise.

 
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