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La Izquierda Diario
3 de mars de 2021 Twitter Faceboock

Violences policières
"Tu te démerdes, de toute façon il te reste l’autre œil ". Mohamed, 20 ans mutilé par la police
Mateo Falcone

Le 13 novembre dernier, lors d’une soirée réunissant quelques centaines de personnes dans un pavillon à Joinville-le-Pont (Val-de-Marne), la police est intervenue violemment. Mohammed, étudiant de 20 ans perdra un oeil et se retrouvera mutilé après avoir reçu une grenade de désencerclement.

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Crédit photo : France 3 National

Un jeune de 20 ans un oeil en moins, handicapé et mutilé à vie pour une soirée en période de confinement. Voici le bilan d’une intervention policière qui illustre de manière tragique la gestion répressive de la crise sanitaire par le gouvernement. Alors qu’ils se réunissaient dans un pavillon pour faire une soirée malgré le confinement, une centaine de jeunes ont fait face à une arrivée brutale des forces de police. A peine entrés dans la maison, les flics vont faire usages de leur arsenal en envoyant des grenades de désencerclement en direction des jeunes. Comme le rapporte Mohamed au micro de
au micro de BFM TV : «  La grenade était à mes pieds, et elle explose dans mon œil, j’ai eu peur de perdre la vie ». Le jeune étudiant demande de l’aide aux policiers qui l’insultent en retour et lui lâchent avec mépris : « Tu te démerdes, et de toute façon il te reste l’autre œil  ». Après que ses amis fassent eux-mêmes appel au pompier il apprend que son œil droit est condamné, il sera opéré dans la nuit pour éviter la perte du deuxième.

Ces violences rappellent la mort tragique de Steve, mort après une intervention de police lors d’une rave-party aux abords de la Loire. Aujourd’hui en pleine crise sanitaire, le gouvernement préfère user de la matraque et réprimer une jeunesse qui fait face à une importante détresse et à une précarité grandissante. alors que le deuxième confinement démontrait l’échec de la stratégie sanitaire du gouvernement, ce dernier a préféré procéder à la mise en place d’un couvre-feu. Une mesure policière de maintien de l’ordre pour faire face à la crise sanitaire plutôt que d’investir massivement dans la santé publique, en augmentant le nombre de lits d’hôpitaux dans les services de réanimations, ou en embauchant massivement du personnel de santé. Cette mutilation qu’a subi le jeune Mohamed vient ainsi s’ajouter à la longue liste de violences policières qui prennent pour cible de nombreux jeunes dans les quartiers populaires. Des violences qui se sont largement accentuées à partir du premier confinement l’année dernière. Nous pouvons rappeler la disparation dramatique de Mohamed Gabsi, mort dans le cadre d’une interpellation par des policiers dans les rues de Béziers pour non-respect du confinement.

 
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