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6 de avril de 2021 Twitter Faceboock

Pré-candidat du NPA
Anasse Kazib : "J’aspire modestement à représenter les millions de travailleurs de l’ombre"
Anasse Kazib, direction nationale du NPA

Ce dimanche 4 avril, avec les camarades de Révolution Permanente, nous avons soumis au débat interne du Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA), ma pré-candidature pour les élections présidentielles de 2022. Le débat sur les modalités de présence et sur le candidat du NPA pour cette échéance ne font, bien entendu, que commencer et une décision sera prise par les instances du parti avant cet été. D’ici là, dans un contexte où la crise et les désaccords que traversent le NPA ne font plus secret pour personne, ma pré-candidature cherche à incarner une orientation révolutionnaire et lutte de classes, indépendante de la gauche institutionnelle.

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Crédit photo : LouizArt

Ce dimanche 4 avril, avec les camarades de Révolution Permanente, nous avons soumis au débat interne du Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA), ma pré-candidature pour les élections présidentielles de 2022. Le débat sur les modalités de présence et sur le candidat du NPA pour cette échéance ne font, bien entendu, que commencer et une décision sera prise par les instances du parti avant cet été. D’ici là, dans un contexte où la crise et les désaccords que traversent le NPA ne font plus secret pour personne, ma pré-candidature cherche à incarner une orientation révolutionnaire et lutte de classes, indépendante de la gauche institutionnelle.

Je suis cheminot, fils d’un chibani, petit-fils d’un tirailleur marocain, j’ai 34 ans et j’ai grandi à Sarcelles. Depuis 2014 je me suis engagé dans le combat syndical aux côtés des camarades de Sud-Rail et depuis 2017 je suis militant du Nouveau Parti Anticapitaliste, où je suis élu au Conseil Politique National (la direction du NPA).

J’ai pris une part active aux mouvements contre la réforme ferroviaire en 2018 et contre la réforme des retraites en 2019, en essayant de coordonner les travailleurs par en bas, au travers des rencontres Intergares puis de la Coordination RATP-SNCF. J’ai également bataillé, aux côtés de camarades comme ceux du Comité Adama, pour que le mouvement ouvrier et la jeunesse des quartiers construisent des alliances avec le mouvement des Gilets jaunes au moment où ils étaient accusés d’être d’extrême-droite. Depuis plusieurs années, je suis également actif et engagé dans la lutte et les mobilisations contre le racisme et les violences policières. J’ai également été chroniqueur pendant un peu moins de deux ans aux Grandes Gueules, émission dans laquelle je jouais le rôle du “loup révolutionnaire dans la bergerie”, avant de me faire évincer de l’émission à la suite du mouvement des retraites, et juste avant le premier confinement, très probablement par peur qu’une voix trop dissonante et critique de la politique du gouvernement Macron ne s’exprime devant des millions de spectateurs.

Si je propose aujourd’hui ma pré-candidature aux présidentielles ce n’est ni par ambition personnelle, ni parce que j’ai l’illusion de pouvoir emporter un tel scrutin. Je suis en réalité opposé à l’institution présidentielle elle-même, dans la mesure où elle accorde des pouvoirs énormes à un seul et même individu, et je pense que l’essentiel d’une véritable transformation sociale ne passera pas par les élections. Si je me présente c’est donc parce que je suis convaincu, comme disaient il y a 150 ans les communards que ceux “qui vous serviront le mieux sont ceux que vous choisirez parmi vous, vivant votre propre vie, souffrant des mêmes maux”. J’aspire en ce sens modestement à représenter et servir les millions de travailleurs de l’ombre, souvent aux contrats précaires, aujourd’hui encore plus pénalisés avec la réforme de l’assurance chômage, les millions de prolétaires issus de l’immigration, mais aussi ceux des services essentiels comme la santé, l’éducation, les transports ou la grande distribution, les jeunes de quartier stigmatisés et persécutés par l’Etat, la nouvelle génération ouvrière qui a émergé dans les luttes depuis 2016 à la fois dans les grandes concentrations ouvrières et dans la France périurbaine, ainsi que toute la radicalité qu’ont exprimé les Gilets Jaunes à travers leurs actions. Si je peux leur donner confiance, montrer qu’on peut être ouvrier d’origine immigrée et mettre à l’amende les politiciens professionnels de la classe dominante, tout en avançant des idées d’émancipation, ce sera pour moi le plus important des résultats.

 
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